Infocapagde : La gestion des ports, une mission régalienne

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La gestion des ports maritimes, fussent-ils de plaisance, est, avant tout, une mission régalienne.

Le législateur l’a voulu ainsi en constituant un « CODE DES PORTS MARITIMES » intégré maintenant dans le CODE DES TRANSPORTS et ce, pour de multiples raisons dont les principales sont les contrôles de police et de douanes à ces entrées par la mer sur le territoire national et, bien entendu, les ports de plaisance en font partie.

Il s’ensuit un certain nombre de lois et décrets qu’il est impératif de respecter, d’autant plus que l’essentiel de ce code des ports a été conforté par la « DIRECTIVE 2014/23/UE » du Parlement Européen du 26 février 2014.

Rappelons quelques règles élémentaires :

  • Non-aliénation du domaine public portuaire (privatisation partielle du plan d’eau)
  • Sous-location de places de port strictement interdite
  • Contrat annuel nominatif pour location de poste d’amarrage
  • Obligation pour le concessionnaire de connaître, à tout moment, le nom des propriétaires de navires ainsi que les droits de navigabilité et assurances des navires
  • Egalité de traitement des usagers du port
  • Encadrement de la tarification portuaire
  • Obligation de consulter annuellement un CLUPP et des conseils portuaires au sujet de la gestion du port (communication du budget du port), les avis exprimés sont consultatifs et non décisionnels, les représentants des plaisanciers sont minoritaires
  • Le gestionnaire du port est le premier partenaire de la Gendarmerie Maritime et du Service des Douanes pour faciliter le contrôle des navires et de leurs occupants.

C’est la raison pour laquelle, en général, le gestionnaire d’un port de plaisance est souvent une Régie Municipale, parfaitement habilitée à exercer une mission régalienne, sous l’autorité directe du Maire.

Dans le cas où la gestion du port est confiée à une société de droit privé comme une société d’économie mixte par une délégation de service public, le risque de dérive par rapport à la législation est plus important si les dirigeants ne prennent pas complètement conscience de leurs obligations vis à vis du respect de la loi.

Compte tenu de ces remarques relativement simples, il serait vivement souhaitable que la SODEAL produise enfin un budget annexe du port, comme le prévoit la loi, afin de séparer les activités régaliennes des activités commerciales et touristiques qui n’obéissent pas aux mêmes règles de gestion comme les campings et le centre nautique.

Dans notre société, le citoyen réclame plus que jamais la transparence, le plaisancier aussi !

Publié le : Mardi 21 novembre 2017

Revue Presse : Étang de Thau : encore un peu de patience pour la récolte d'huîtres

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Le taux de toxine dans la chair a déjà baissé de moitié

Midi Libre 15/11/2017

L'étang a fermé à cause d'un phytoplancton toxique, présent dans la chair des huîtres.

Voilà une dizaine de jours que l'arrêté préfectoral est tombé. Et que, rétroactif au 30 octobre, il suspend toute récolte d'huîtres, de moules et de palourdes dans la lagune, du fait de la présence, dans la chair des huîtres, d'une toxine à des taux supérieurs au seuil maximal autorisé. On appelle cela l'alexandrium, et c'est généralement dans la crique de l'Angle, à Balaruc, qu'elle apparaît d'abord, avant de se répandre dans toute la lagune.

Ladite toxine avait été décelée dans l'eau de l'étang dès la mi-octobre, et les conchyliculteurs prévenus, afin de pouvoir mettre du “produit” à l'abri, en bassins, avant qu'elle n'affecte la chair des coquillages (1 000 tonnes auraient ainsi été préservées).

Toxines : le taux divisé par deux en 10 jours
Puis l'alexandrium a progressé, dépassant les 800 microgrammes par kilo de chair. Et l'étang a fermé. Jusqu'à nouvel ordre. Ou plutôt jusqu'à ce que deux analyses consécutives (conduites par Ifremer) montrent que le taux est passé en dessous du seuil critique. Or, pour le savoir, il faut passer par le fameux “test souris”.

Celui qui consiste à injecter du broyat de coquillages à des rongeurs stériles et de voir ensuite en combien d'heures ils succombent. Le premier réalisé depuis la dernière crise a livré, en fin de semaine dernière, un niveau de toxine qui a chuté de moitié : de près de 2 000 microgrammes, il est passé à 1 000. Encourageant, mais pas suffisant pour “rouvrir”.

Dans les mas, on bosse
Ce mercredi, d'autres souris seront “piquées” avec de la chair de coquillages prélevés ce jour. Vendredi, les résultats devraient être connus. S'ils sont positifs, il faudra néanmoins attendre les résultats d'une seconde analyse (vendredi 24 novembre, donc), pour que le feu vert soit donné par la préfecture.

Ne croyez pas pour autant que l'activité est au point mort dans les mas : on détroque, on met les huîtres en poches avant de les replonger dans l'étang pour affinage. Confiants dans le fait que le fort vent du Nord contribuera à chasser l'alexandrium de la lagune.

Vers les tests chimiques ?
On le sait, le test souris énerve au plus haut point le patron des conchyliculteurs de Méditerranée et désormais président du comité national, Philippe Ortin. "On est pendu à ces c... de souris", lâche-t-il laconiquement à dix jours du début de cette nouvelle crise.

Comme il l’avait promis, ce dernier a rencontré le conseiller du ministre de tutelle, lui rappelant combien, vu les enjeux, combien ce test paraît à la fois long et archaïque. "Dans ce type de crise, il nous faudrait pouvoir obtenir des résultats sous 48 h", insiste Philippe Ortin. Et pour cela obtenir les fameux tests chimiques. Le conseiller du ministre a promis d’y travailler.

PA.C

Publié le : Jeudi 16 novembre 2017

Revue Presse : Etang de Thau : "Mille tonnes de coquillages sains ont été mises à l’abri"

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Ortin : “Les producteurs, prévenus avant que le taux de toxine ne dépasse les seuils autorisés, ont mis du coquillage à l’abri.»
M. B

Midi Libre 08/11/2017

La récolte et la commercialisation des produits prélevés avant le 30 octobre sont suspendues du fait d'un taux élevé de toxine PSP. Mais le suivi de la lagune avait permis de constituer des stocks. Explications de Philippe Ortin.

Des mesures restrictives provisoires concernant les huîtres, les moules et les palourdes de l'étang de Thau récoltées après le 30 octobre viennent d'être prises. En cause, l'élévation du taux de toxine PSP (aussi appelée alexandrium) dans l'eau, puis dans la chair des coquillages. Le point avec Philippe Ortin, président des comités régional et national conchylicoles...

Qu'est-ce la toxine PSP, ou “alexandrium” ?

C'est un phytoplancton toxique qui apparaît le plus souvent, dans un premier temps, à la crique de l'Angle. Longtemps, nous avons pensé qu'il avait pour origine les eaux des lagunages qui, dans ce secteur, une fois épurées, rejoignaient la lagune. Comme elles sont plus riches en phosphates et nitrates, les algues, bien sûr, s'en nourrissent. Mais, depuis quelques années, tous ces lagunages sont reliés à la station d'épuration de Sète. Il n'y a donc plus de rejets. D'ailleurs, après une crise liée aux PSP en 2004, nous avions été tranquilles durant 10 ans. Mais depuis 2014, cela revient, toujours entre octobre et novembre.

Mais vous saviez que cette toxine menaçait...

Oui, voilà environ un mois, nous avons vu les taux monter dans la crique de l'Angle. Puis, du fait du fort mistral, ça s'est répandu dans l'étang.

Les premiers tests “souris” ont été réalisés il y a plus de trois semaines. Et n'ont rien révélé de spécial. Il y a 15 jours, via les mêmes tests, nous avons vu les taux de PSP croître jusqu'à 400 microgrammes par kilo de chair (le seuil à ne pas dépasser étant 800). Là, j'ai envoyé un message à tous les producteurs en leur conseillant de mettre du coquillage à l'abri. Du 26 au 29 octobre, nous avons ainsi eu le temps de constituer des stocks.

Quels volumes de coquillages ont été mis à l'abri de la toxine ?

Chaque producteur est aujourd'hui en capacité de stocker, en bassins, entre deux et quatre tonnes de produit. Multiplié par un peu plus de 400 exploitations, cela fait environ 1 000 tonnes de coquillage commercialisable.

Est-ce à dire qu'il n'y aura pas d'interruption dans l'approvisionnement des détaillants en coquillages de Thau ?

A priori non. Avec ces quantités-là, nous pouvons tenir un mois. Et tous les coquillages de Thau que vous trouverez sur les étals actuellement, comme dans les semaines à venir, sont sains.

PA. C

Publié le : Jeudi 09 novembre 2017

Revue Presse : La commercialisation des coquillages de l'étang de Thau à nouveau suspendue

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Les huîtres, moules et palourdes prélevées avant le 30 octobre ne sont pas concernées
V. A

Midi Libre 05/11/2017

Ifremer a décelé dans les huîtres, moules et palourdes, des taux de toxines PSP supérieurs à la normale. La récolte et la commercialisation des huîtres, moules et palourdes sont temporairement suspendues.

Le sort s'acharne décidément sur les producteurs du bassin de Thau à l'approche des fêtes de fin d'année. Alors que, dans les mas conchylicoles, les professionnels s'affairent déjà à préparer les coquillages qui seront consommés pour Noël et le jour de l'An, la préfecture vient à nouveau de suspendre la récolte et la commercialisation (excepté les produits prélevés avant le 30 octobre) des huîtres, moules et palourdes.

Concerne tous les coquillages récoltés après le 30 octobre
En cause, la présence de toxines PSP dans la chair des coquillages, susceptibles de causer des toxi-infections alimentaires. Il est donc recommandé aux consommateurs de se renseigner auprès de leur détaillant habituel pour savoir si le produit acheté est concerné, ou non, par cette alerte.

Il faudra deux analyses consécutives concluant à un taux revenu en dessous de la norme autorisée pour que ces mesures restrictives soient levées.

Publié le : Lundi 06 novembre 2017

Revue Presse : Stop à l’altération au fort de Brescou

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Le fort de Brescou, bâti au XVIe siècle, a beaucoup souffert ces dernières années
ARCHIVES / OLIVIER RAYNAUD

Midi Libre 05/11/2017

Des travaux de sauvegarde vont être entamés courant 2018. Un première estimation du montant des travaux de sauvegarde devrait bientôt être livrée.

C'était à la mi-octobre et les membres de l'association des Amis du fort de Brescou, réunis pour leur repas annuel, apprenaient une bonne nouvelle après plusieurs années de mobilisation : des travaux de sauvegarde vont enfin être engagés sur l'ancienne prison d'État, normalement dans le courant de l'année 2018.

Qu'on ne s'y trompe pas pour autant : ça n'est pas demain la veille que le fort sera ouvert au public pour des visites guidées. Aujourd'hui, seule l'urgence de stopper la dégradation de l'édifice compte. “Le bastion Saint-Antoine, situé à gauche quand on débarque à Brescou et qui fait face à la jetée Richelieu, est notamment très mal en point”, témoigne Jean-Louis Guggisberg, président de l'association.

“La prise de conscience acquise”
Il y a peu, l'architecte narbonnais Frédéric Martorello, spécialiste de la restauration de monuments historiques, a été nommé à l'issue d'un comité de pilotage. D'ici la fin de l'année, sur la foi des études de photogrammétrie et des mesures effectuées par géoradar, il devrait livrer une première estimation du montant des travaux de sauvegarde. “On s'organisera ensuite pour lancer les différents marchés”, ajoute Hélène Caumil, ingénieur à la mairie d'Agde et chargée du dossier.

Pour Jean-Louis Guggisberg en tout cas, l'heure est à la satisfaction : “On entre enfin dans le vif du sujet. Même si les travaux prennent dix, vingt, ou trente ans, la prise de conscience est acquise, c'est irréversible. On s'est enfin rendu compte de l'importance de Brescou non seulement pour la ville, mais aussi pour les Agathois.” Les selfies sur la plage avec le fort en décor d'arrière-plan ont visiblement de beaux jours devant eux. Tant mieux !

OLIVIER RAYNAUD

Publié le : Dimanche 05 novembre 2017

Revue Presse : Salon nautique du Cap d'Agde : des ventes et toujours autant de visiteurs

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Une fréquentation stable pour un événement reconnu par les professionnels
O.R.

Midi Libre 02/11/2017

C'est déjà l'heure du premier bilan pour l'édition 2017 du Salon nautique. Près d'une centaine de transactions ont été conclues en cinq jours.
C'est déjà l'heure du premier bilan pour l'édition 2017 du Salon nautique. Encore parcellaire bien sûr, mais de grandes tendances peuvent d'ores et déjà être mises en exergue.

Des ventes au beau fixe
Sur un peu moins de 500 bateaux en vente, près de 20 % ont été ou sont en passe d'être vendus. "C'est un bon chiffre, se félicite Sylvain Pereyre, président de l'association des professionnels du nautisme (APN), qui regroupe les entreprises de la zone technique. Surtout, cela va offrir du travail à nos sociétés jusqu'au printemps. Car ces bateaux achetés d'occasion, il faut les expertiser, les équiper." Pour le gérant de la société Sud Croisière, le Salon nautique "permet de prolonger la saison jusqu'au salon de Paris. Économiquement, c'est un vrai plus."

Du changement l’année prochaine
C’est un nouveau président qui officiera l’année prochaine sur le Salon nautique. Après deux ans à la tête de l’APN, Sylvain Pereyre va, en effet, passer la main, comme le stipulent les statuts, à un autre chef d’entreprise de la zone. "Cela demande un gros investissement", souffle-t-il, les traits un peu tirés. Mais les premiers retours de l’édition 2017 sont à même de conforter l’association dans ses choix. "Au niveau du public et des exposants, ils sont très positifs", assure Liliana Costanza. Quant aux dates du prochain Salon nautique, elles sont connues : il se déroulera du mercredi 31 octobre au dimanche 4 novembre 2018.

Un nombre de visiteurs stable
À vrai dire, on en serait presque à plaindre les agents postés aux différentes entrées du Salon nautique, obligés de comptabiliser chaque visiteur qui met un pied dans l'enceinte de la manifestation.  Mais bon, puisqu'il faut bien tirer un bilan chiffré, la première tendance laisse apparaître une fréquentation plutôt stable, "autour de 10 000 personnes par jour en moyenne", avance Liliana Costanza, la commissaire du Salon nautique. Avec, quand même, une nette différence entre la fréquentation exceptionnelle du week-end et les jours un peu plus creux qui ont suivi. Ce qui n'a pas empêché des ventes de se conclure, bien au contraire.

La reconnaissance des professionnels
En terme d'importance, tout le monde s'accorde désormais à dire que le Salon nautique du Cap-d'Agde est le quatrième dans la hiérarchie nationale, derrière Paris, La Rochelle et Cannes. Une place d'honneur couplée à une véritable reconnaissance du milieu du nautisme. "Entre les bateaux, les moteurs et l'accastillage, toutes les grandes marques sont représentées ici", se félicite Sylvain Pereyre.  Parrainé par la Fédération de l'industrie nautique, le salon, qui en est à sa 18e édition, a patiemment gagné ses galons.

"Surtout, c'est l'APN qui en a la maîtrise de A à Z", se satisfait le président. Un savoir-faire qu'il faudra bien sûr améliorer (agrandissement du chapiteau pour les exposants, repenser l'espace restauration...), mais les organisateurs ont désormais un an devant eux pour cela.

OLIVIER RAYNAUD

Publié le : Vendredi 03 novembre 2017

Revue Presse : Sète : des remous autour de l’arrivée des mega yachts

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Le projet soulève quelques questions au sein du collectif
PHOTO D'ILLUSTRATION / PHILIPPE MALRIC

Midi Libre 02/11/2017

Dans le port de Sète, un collectif dénonce un “manque d'informations”.

Ils sont contre. “Parce que quand on ne sait pas tout, on est contre. C'est une réaction sous le coup de l'émotion”, comme le glisse une membre du collectif “Non au projet de marina de luxe pour méga yachts à Sète”. Collectif appuyé par le Parti communiste local.

Ce groupement de citoyens (qui a réuni une trentaine de personnes lors de sa première réunion et qui en organise une deuxième ce jeudi soir, 18 h 30, au Samary) a eu les cheveux qui se sont dressés sur la tête lorsqu'ils ont appris, via Midi Libre, que le port avait signé un partenariat avec Igy Marinas (Floride) pour l'accueil d'une douzaine d'unités de 100 m de long maximum sur le quai d'Alger. Ils désirent, en effet, avoir le maximum d'informations sur ce dossier et “quand on les aura, on changera peut-être d'avis.”

Leurs inquiétudes se résument en cinq points. Le premier concerne les retombées sur l'emploi. Ils craignent que l'absence de chantier proche et la fuite des armateurs en raison des taxes françaises ne génèrent aucun emploi supplémentaire. Jean-Claude Gayssot, le président du port, estime, quant à lui, que les personnels qui vont rester à bord de ces embarcations généreront de l'activité et passeront par des sociétés locales pour leurs petits travaux.

Les commerces de proximité remplacés par des boutiques de luxe ?
Deuxième inquiétude : les conséquences sociales. Le collectif estime que l'arrivée de cette clientèle fortunée (en parlant des patrons des yachts) risque de faire bondir les prix de l'immobilier et de faire disparaître les commerces de proximité du secteur au profit de boutiques de luxe...

Le collectif craint aussi pour l'environnement. “A-t-on prévu les infrastructures nécessaires pour récupérer et traiter les eaux noires et sales des bateaux ?”, s'interroge-t-il. Ces dispositions sont, justement, prévues comme condition nécessaire à l'arrivée des méga-yachts, comme cela a été précisé lors de la signature du partenariat.

Les “contre” dénoncent également la “privatisation d'un espace public” puisque les quais d'Alger et du Maroc ne seront plus accessibles. Pour mémoire, ces sites font partie de l'espace Schengen et sont, donc, déjà, considérés comme des zones frontières.

Enfin, le collectif évoque la création de nouvelles nuisances. “Les riverains sont-ils prêts à accepter des nuisances sonores liées à l'intensification du trafic des bateaux et aux hélicoptères pour lesquels une piste d'atterrissage est prévue ?” Un héliport est en effet représenté sur la vue d'artiste du projet. Tout comme une piscine de 25 m. Les deux thoniers amarrés quai Samary n'y sont pas représentés. Et pourtant, ils y resteront.

PHILIPPE MALRIC

Publié le : Jeudi 02 novembre 2017

Revue Presse : Frontignan : une baleine à la dérive au large des Aresquiers

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Midi Libre 01/11/2017

Le cétacé, mort, se trouvait ce mardi après-midi à un mille de la plage.

On doit ce cliché au plongeur Guy Ruiggiero. C'est ce mardi après-midi au cours d'une plongée avec son club Aresquiers subaquatiques, que le Frontignanais a repéré et photographié cette baleine morte de plus de dix mètres de long qui dérivait sur le dos à un mille (1,8 km) au large de la plage des Aresquiers. Un phénomène auquel il n'avait jamais assisté. La présence du cétacé a été signalée au Cross Med qui avait déja été mis au courant par des plaisanciers.

Publié le : Mercredi 01 novembre 2017

Infocapagde : Voileux, à vos agendas...

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Publié le : Mardi 31 octobre 2017

Revue Presse : Le Sea Explorer naviguera bientôt

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Les bateaux font toujours autant rêver les visiteurs qui viennent au salon par milliers
OR

Midi Libre 31/10/2017

Destiné à l'observation, le bateau est l'une des attractions du salon nautique d'automne du Cap d'Agde.

Titouan Lamazou, le parrain du Salon nautique, sait ce qu'il en coûte de se lancer dans de grands projets. Voici près de 20 ans maintenant que l'ancien vainqueur du Vendée Globe (en 1990) mûrit le sien : la construction d'un navire-atelier, où les scientifiques côtoieraient des artistes sur un catamaran. Venu évoquer ce vieux rêve lors d'une conférence organisée sur le bateau Sea Explorer, installé à quai le temps du salon, le navigateur a vite compris dans quelle aventure Michel Franck, le propriétaire de ce catamaran en alu de 25 m, s'était engagé.

Un bateau propre

Un audacieux pari lancé en 2011, qui est en passe de voir le jour. Oui, le Sea Explorer, qui avait passé de longs mois sur un parking du Centre nautique, naviguera bien au printemps prochain sur les eaux capagathoises. Avec un fil rouge : être le moins polluant possible.

"Il sera propulsé par des voiles électro-solaires, alimentées notamment par deux éoliennes et une quinzaine de panneaux photovoltaïques, explique Sophie Bourguignon, de l'association Terre Marine. Le bateau sera équipé de moteurs électriques silencieux et propres. L'utilisation du moteur thermique se fera en dernier recours."

La collecte de données acoustiques en mer

Depuis plusieurs années, Michel et Sophie orientent leur action vers la collecte de données acoustiques en mer. En clair, écouter les dauphins, les baleines et surtout sensibiliser les plaisanciers à la pollution sonore, qui peut les désorienter. Des écoliers, dans le cadre de la pédagogie Montessori, seront embarqués. Des scientifiques aussi. Des missions qui vont s'enchaîner dans les mois qui viennent.

OLIVIER RAYNAUD

Publié le : Mardi 31 octobre 2017

Revue Presse : Les nouveaux projets nautiques de Titouan Lamazou

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AGENCE / PIXPRO / PIXREG M2LAMA
OLIVIER RAYNAUD

Midi Libre 30/09/17

Titouan Lamazou, marin, artiste peintre parraine le salon du nautisme du Cap d'Agde qui a débuté samedi. Rencontre.

Titouan Lamazou, on vous retrouve parrain du salon du nautisme...

J'étais aux Marquises cet été et j'ai eu cette demande d'un ami à qui je ne peux rien refuser... Alors, j'ai accepté ! J'étais coureur d'océan il y a vingt-sept ans ; depuis, j'ai brillé par mon absence sur les pontons ! Je suis artiste, mais là, j'ai aussi des projets nautiques.

"Un navire qui va sillonner les océans du monde"
Vous présentez ce dimanche votre concept d'atelier bateau : quelle est la nature de ce projet ?

C'est un navire qui va sillonner les océans du monde et sur lequel il y aura des artistes et des chercheurs. Ces gens vont créer et travailler ensemble, en binôme, mêlant le côté inventif et documenté, pour pondre des livres et des films et diffuser ainsi un autre regard sur le monde. Nous sommes en pleine mondialisation et il n'y a jamais eu autant de murs, de frontières... Il sera aussi question de biodiversité, il faut savoir la sauvegarder. Tout ce vaste programme sera distribué aux écoles, collèges et lycées.

Sur quel type de bateau allez-vous naviguer ?

Nous allons le fabriquer avec mes anciens partenaires du Vendée Globe 1990. J'espère commencer la construction dans le bassin d'Arcachon début 2018. Ce sera un grand catamaran de 28 m, pour qu'il y ait de l'espace et de la lumière. En fait, un atelier de création. Il sera le plus vertueux possible, avec des éco-matériaux et des énergies renouvelables. Ce sera l'atelier des tropiques, en référence à Gauguin qui en rêvait. Il ira de Dom en Tom, et aussi en Méditerranée, même s'il sera plus tourné vers les tropiques. Cette fois, je vais essayer de faire le tour du monde le plus lentement possible !

"Même en plein milieu du Pacifique, on pourra être en direct avec les écoles" Vous aviez remporté le Vendée Globe en 1990 : quel regard portez-vous sur l'épreuve aujourd'hui ?

Les bateaux vont plus vite, mais ce qui a le plus changé, c'est la communication : maintenant, on peut voir Le Cléac'h tous les jours à la télé. Il y a vingt-sept ans, on avait juste de quoi appeler à terre... Mais pour le bateau atelier, ce sera pareil : même en plein milieu du Pacifique, on pourra être en direct avec les écoles.

2018, c'est aussi l'année de votre expo au quai Branly...

Il y aura des peintures, des objets anciens, des enregistrements d'écrivain. Je peins en voyage et dans mon atelier à Paris. Pour l'expo, il y aura beaucoup de paysages, y compris sous-marins. Il y a une telle richesse aux Marquises.

"Dans beaucoup de domaines, les femmes sont encore classées en deuxième catégorie"
Vous qui avez beaucoup peint les femmes, comment réagissez-vous aux affaires de harcèlement ?

J'ai passé dix ans de ma vie à peindre les femmes comme autant de témoins de la misogynie dans le monde. Ce projet avait d'ailleurs commencé dans la Corne de l'Afrique, là où se pratiquent les mutilations génitales. J'allais voir les femmes pour qu'elles me parlent, je connais bien la problématique. Là, il faut qu'un producteur d'Hollywood se fasse attraper pour que ça bouge enfin. La prise de conscience est une bonne chose mais ça manque de fond. Dans beaucoup de domaines, les femmes sont encore classées en deuxième catégorie. Il n'y a qu'à regarder les salaires.

0 Y. PHILIPPONNAT

Publié le : Lundi 30 octobre 2017

Revue Presse : Un vent nouveau souffle sur le Salon nautique du Cap d'Agde

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Titouan Lamazou et les élus ont ouvert le salon
OR

Midi Libre 30/09/17

Près de cinq cents bateaux sont amarrés dans le port du Cap-d'Agde à l'occasion du salon nautique d'automne. Des innovations, de beaux bateaux et déjà des ventes !

La croissance économique est de retour, qu'on se le dise. Enfin, si vous n'avez pas encore vérifié cette tendance dans votre porte-monnaie, sachez que les professionnels du nautisme, eux, sont formels : les clients sont de retour.

De manière générale, c'est la tendance observée samedi, lors de la première journée du Salon nautique du Cap-d'Agde (28 octobre - 1er novembre). L'événement suscite toujours autant de curiosité - et le flot de visiteurs qui va de pair - mais les acheteurs sont là, eux aussi. Avec près de 500 unités à la vente, ils ont largement le choix...

Montée en gamme au niveau des modèles
Ils sont aujourd'hui nombreux, chez les professionnels, à penser que le Salon nautique a trouvé sa place en Méditerranée, derrière celui de Cannes, bien évidemment. "Il y a plus de bateaux que les autres années, assure Sylvain Pereyre, président de l'association des professionnels du nautisme (APN). Et au niveau des modèles, il y a une nette montée en gamme."

De quoi ravir les amateurs
Certaines unités, comme ce splendide hors-bord Benetti ou les nouveaux modèles de la marque Invictus, illustrent cette tendance. Et il y en a plein d'autres, bien sûr. De quoi ravir les visiteurs, qui vont devoir se familiariser avec la nouvelle disposition des lieux. La partie restauration est plus éloignée qu'à l'accoutumée sur la zone technique, mais la convivialité est toujours de mise. Priorité a été donnée aux exposants, dont le grand chapiteau est situé à l'entrée du salon. Des nouveautés qui ont de quoi attiser la curiosité des nombreux visiteurs attendus ce dimanche. Sous le soleil, qui plus est.

OLIVIER RAYNAUD

Publié le : Lundi 30 octobre 2017

Revue Presse : Taxes sur les yachts : la SNSM a disparu de l’amendement

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Des super yachts au large de la Côte-d'Azur. (Photo : DR)

Le Marin 17/10/2017

La commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté la semaine dernière un amendement augmentant les taxes pesant sur les yachts de plus de 30 mètres. Tel qu’il est rédigé, il ne mentionne pas que le surplus de recettes escompté ira à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), contrairement à ce qu’avait annoncé Richard Ferrand, le chef de file de la majorité présidentielle.

Publié le : Jeudi 26 octobre 2017

Revue Presse : Le 18e salon nautique s’offre un air de renouveau

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Quelque 500 bateaux neufs et d’occasion, à voile et à moteur proposés au public.
V. D

Midi Libre 25/10/2017

Près de 50 000 personnes attendues pendant cinq jours pour le dernier salon de la saison.
Cinq jours pour choisir un bateau, discuter et échanger autour de la question nautique ou encore tout simplement flâner en famille le long des quais... Les possibilités sont plurielles au salon nautique d'automne du Cap d'Agde qui débute ce samedi 28 octobre pour se prolonger jusqu'au mercredi 1er novembre. Il va faire beau et l'entrée est gratuite...

“Il faut autant faire rêver que renseigner le public, c'est un salon pour ceux qui viennent acheter tout autant que ceux qui sont là pour passer un bon moment”, rappelle Liliana Constanza, la toute nouvelle commissaire du salon. Cette dernière, jusque-là spécialisée dans l'événementiel d'un grand groupe hôtelier, notamment pour Matignon et de l'Élysée, entend apporter un regard neuf sur la manifestation.

Un espace dédié aux particuliers

“On s'est appuyé sur les commentaires, notamment négatifs, pour effectuer des changements”, détaille Liliana Constanza. Pêle-mêle : les zones de conférence repositionnées dans un catamaran à terre ; le lancement du village art et métier de la mer ; des stands “recentrés sur le cœur de cible : tout ce qui est lié au bateau” ; le développement de la thématique sur l'éco-responsabilité ; l'arrivée de food-trucks pour rénover le concept de bar-restaurant et le rendre plus accessible aux petites bourses etc.
Positionnées derrière Cannes, Paris et La Rochelle, les nautiques d'automne du Cap d'Agde proposent quelque 500 bateaux à la vente et exposés, à part égal entre le neuf et l'occasion et la voile et le moteur. Tous les corps de métier pour équiper son navire sont également représentés ce qui donne sa spécificité à ce dernier rendez-vous de la saison avant le salon de Paris de décembre et ses nouveautés. “Pour les bateaux, il y a essentiellement des professionnels, mais nous avons aussi un espace dédié aux particuliers, indique la commissaire du salon. Et pour ceux qui en rêvent, ils sont adaptables à tous les budgets, venez sur place vous en rendre compte, savoir s'ils sont adaptés ou pas.”

0 Y. P

# Salon nautique d'automne, du 28 octobre au 1er novembre au Cap d'Agde, 10 h-18 h, gratuit.

Publié le : Jeudi 26 octobre 2017

Revue Presse : Sète, une ville qui pollue

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Entre brouillard et pollution, la ville disparaît parfois un peu dans la brume
V. A

Midi Libre 24/10/2017

L'observatoire régional dresse quotidiennement le bilan des émissions de polluants et de la qualité de l'air.

L'impact de la pollution de l'atmosphère sur la santé publique est estimé à plus de deux millions de décès anticipés par an. La pollution de l'air affecte l'ensemble de la population, dès les plus faibles niveaux de pollution. Ce ne sont donc pas les pics de pollutions qui entraînent les décès, mais bien l'exposition à long terme à un niveau de pollution modérée. À Sète et son bassin comme partout dans le monde, cette problématique de santé publique est donc aujourd'hui au cœur de toutes les réflexions d'évolutions urbaines. Elle associe l'ensemble des parties prenantes : l'État, les acteurs économiques, les villes environnantes et leur population. Depuis quelques années déjà, des associations de surveillance de la qualité de l'air, agréées par le ministère de l'environnement, analysent et veillent à l'évolution de la qualité de l'air environnant.

Une fusion régionale, deux agences
Dans le cadre de la nouvelle organisation des régions françaises, AIR LR et son homologue ORAMIP ont fusionné, le 1er janvier 2017, pour devenir Atmo Occitanie, le nouvel observatoire de la qualité de l’air de la grande région.

Les deux anciens observatoires ont mis en commun leurs équipes et leurs moyens pour garantir à la population, en toute indépendance, une surveillance efficace et une information transparente sur l’ensemble de la nouvelle région Occitanie. Ces équipes sont réparties sur deux agences locales, une à Montpellier et une à Toulouse.

AIR Languedoc-Roussillon, 10, rue Louis Lépine, Parc de la Méditerranée, 34470 Pérols. Tél : 04 67 15 96 60.
C'est le cas d'Atmo Occitanie, et de son observatoire régional de la qualité de l'air. Ainsi, l'observatoire publie quotidiennement la cartographie, commune par commune de la concentration de quatre polluants : gaz à effet de serre, oxyde d'azote, particules en suspension et particules en suspension d'un diamètre inférieur à 10 micromètres.

Mesures significatives
Ces dernières étant les plus dangereuses pour l'organisme puisque “leur très petite taille leur permet de s'infiltrer plus profondément directement dans les poumons et de passer dans le sang voire de remonter au cerveau” explique Fabien Boutonnet, directeur délégué aux mesures et à l'innovation pour Atmo Occitanie.

Si ces mesures placent la commune de Sète dans le “rouge” (au maximum des taux), sur ces quatre polluants, parfois loin devant ses voisines du bassin et de la région, “les résultats sont à relativiser car plusieurs facteurs comme la densité de population entrent en compte” précise Fabien Boutonnet. Difficile dès lors de classer les villes de la plus à la moins polluée.

Une donnée parlante en revanche est la concentration de ces polluants en kg par an et par habitant. Pour les particules inférieures à 10 µm le bassin de Thau affiche un taux de 2,4 kg/an/habitant, contre 1,6 seulement à Montpellier, pour une moyenne départementale de 2,5 et régionale de 3,2.

Pour les particules, le bassin affiche un taux de 3,8 kg/an/habitant contre 3,2 à Montpellier, 4,6 dans le département et 5,7 en région. Concernant les gaz à effet de serre, avec 5,7 kg/an/habitant, le bassin se place au-dessus de Montpellier (2,9), du département (3,7) et de la région (4,6). Enfin, pour le Monoxyde d'azote, le bassin de Thau explose littéralement les scores avec 22,1 kg/an/habitant contre à peine 9,1 à Montpellier et 13,3 et 14,9 seulement pour le département et la région. On peut donc conclure que Sète est une ville qui de façon globale émet beaucoup de polluants et fait grimper la moyenne régionale.

Une étude de 2006
Grâce au PPA (plan de protection de l'Atmosphère), obligatoire pour les villes de plus de 250 000 habitants et les zones dans lesquelles certains seuils réglementaires ne sont pas respectés, les analyses peuvent être poussées jusqu'au “rue par rue”. Si Sète ne possède pas de PPA comme sa voisine Montpellier, une étude régionale détaillée avait été menée en 2011 et l'île singulière faisait partie des trois agglomérations situées entre 40 000 et 100 000 habitants ou stations littorales choisies.

L'étude révélait alors que les concentrations en dioxyde d'azote (No2) les plus élevées de l'agglomération se trouvaient dans le voisinage d'axes au trafic routier intense. Concernant le benzène, autre élément scruté, c'est à Sète, Boulevard de Verdun précisément, que les concentrations étaient les plus élevées. Des résultats identiques voire en baisse par rapport à une précédente étude datant de 2006 qui s'expliquent en partie par la limitation du taux de benzène dans l'essence suite à la réglementation européenne du 1er janvier 2000. La conclusion de l'étude jugeait alors pertinent l'installation d'un dispositif permanent de mesures indicatives. Ce dispositif a été mis en place une année, en 2013 “et devrait être bientôt réédité” a commenté Fabien Boutonnet.

Réalisé avec le concours de l'inventaire biannuel des émissions de l'année 2012 et les outils de modélisation d'Atmo Occitanie.

SIMON-JACQUES TRIGANO

Publié le : Jeudi 26 octobre 2017

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