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Infocapagde : Les petits métiers sont montés au filet

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Photo Vincent ANDORRA

édition du mardi 19 janvier 2010

RAPPEL : Ils dénoncent la présence de chalutiers dans la zone des trois milles. 60 d'entre eux ont été reçus par les Affaires maritimes hier

Une soixantaine de petits métiers de la pêche, venus du Grau du Roi comme de Leucate, ont été reçus hier matin par les Affaires maritimes pour exprimer leur mécontentement aussi général que spontané. Partout, ces petits exploitants de la mer ont vu ces derniers jours quelques chalutiers empiéter joyeusement sur la zone des trois milles qui leur est réservée. « Ce sont des gens qui ne respectent rien et qui jettent ainsi le discrédit sur la profession » , glisse Eric Bellone, pêcheur à Frontignan. Tout le monde s'accordait en effet pour dire que ces « indélicats » ne représentaient en rien le reste des chalutiers. « Il est hors de question de monter les uns contre les autres » , résumait Stéphane Péron, le directeur adjoint des Affaires maritimes, à l'issue de la réunion, déplacée dans les murs du Comité régional des pêches afin que tout le monde puisse faire part de ses doléances. « Il y a des gars qui ont fait 200 km pour être là, il n'était pas question de ne faire participer qu'une délégation aux débats » , a commenté un pêcheur. Les représentants des prud'homies des secteurs concernés étaient également présents.

Lors de ces discussions, les petits métiers ont demandé qu'il y ait « des sanctions rapides et sévères » quand un chalutier est pris en train de pêcher dans la zone interdite. Ces sanctions (*) sont de deux types : administrative et judiciaire. Dans le premier cas, il peut y avoir une suspension de licence de pêche d'un mois. Les petits métiers demandent qu'elle soit poussée à trois. « On va voir si cela est possible » , avoue Stéphane Péron.

Quant aux sanctions judiciaires, c'est l'éternel problème du temps d'action de la justice.

Cette réunion s'est conclue sur un engagement de la part des Affaires maritimes. « Vendredi on va regrouper tous les services de contrôle : l'Unité littorale des affaires maritimes, la gendarmerie maritime, la gendarmerie nationale, les douanes et le Parquet , annonce Stéphane Péron, on va voir comment rendre les contrôles plus efficaces. » Ces décisions seront ensuite communiquées aux petits métiers ainsi qu'aux chalutiers pour que la - désormais - « tolérance zéro » dixit Péron, soit connue de tous.

Des opérations, comme celles que l'on voit sur l'étang de Thau pour les huîtres, seraient par exemple bien vues par les petits métiers. « On verra ce qu'ils nous disent à l'issue de leur réunion, glisse Eric Bellone, et en fonction on peut en rester là ou pas. » Pour Raphaël Scanapiecco, prudhomme major de la pêche sétoise, la chose est claire : « Il faut respecter la réglementation quelle qu'elle soit. » Aujourd'hui tous les secteurs de la pêche sont en crise. L'idée est « de vivre dans le respect de chacun des métiers pour que l'on prélève le moins possible et que l'on vende plus » , espère Eric Bellone. Gageons que ce ne soit pas une bouteille à la mer.

Philippe MALRIC



Publié le : Mardi 19 janvier 2010