Rafales : 4 nds
Température mer :
Dans un souci de transparence vis-à-vis des plaisanciers que nous représentons, le CDPCA a adressé au Maire d’Agde, en sa qualité de Président de la SODEAL, une demande officielle tendant à l’examen du retrait de la plainte en diffamation déposée le 21 juin 2024 à l’encontre de notre Conseiller portuaire.
Cette démarche ne constitue ni une polémique ni une mise en cause personnelle. Elle s’inscrit dans le contexte institutionnel nouveau issu de la remunicipalisation de la gestion des ports et vise exclusivement à favoriser un climat d’apaisement et de dialogue dans l’intérêt général des usagers.
La lettre adressée est reproduite ci-après dans son intégralité.

Publié le : Samedi 28 février 2026 à 15:55

A la suite du rapport publié fin 2023 par la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la SEM SODEAL, la commune d’Agde a mis fin au contrat de délégation de service public qui liait la commune à cette société.
Depuis le 1er juin 2025, la gestion des ports est assurée en régie municipale dans le cadre d’un service public industriel et commercial (SPIC). Ces éléments constituent des faits administratifs établis et vérifiables.
Le présent article ne vise aucune personne. Il expose des questions juridiques et budgétaires qui concernent l’organisation et le financement du service portuaire.
Le SPIC communal inclut les berges de l’Hérault, qui relèvent pour partie de la compétence de Voies navigables de France.
La question juridique posée est la suivante :
Le périmètre retenu correspond-il exclusivement à l’activité portuaire telle que définie par les textes applicables aux services publics industriels et commerciaux ?
Il s’agit d’un débat d’interprétation juridique susceptible, si nécessaire, d’un contrôle par le juge administratif.
Des travaux de remise en état de quais situés au centre du Cap d’Agde, pour un montant évoqué publiquement d’environ deux millions d’euros, ont été imputés au budget portuaire sous l’ancienne gestion, puis repris dans le budget du SPIC communal.
Ces quais sont accessibles au public, utilisés pour la promenade et contribuent à l’attractivité touristique générale. Il a été indiqué en Conseil portuaire que les travaux du quai de la Trirème seraient également imputés au budget M4 du port.
Ces faits sont tirés de documents publics et de débats officiels.
La question juridique et budgétaire qui se pose est :
Un budget annexe portuaire peut-il financer des équipements dont l’usage n’est pas exclusivement lié au service public portuaire ?
Cette formulation ne présume aucune irrégularité, elle pose simplement un débat sur l’application du principe de spécialité budgétaire et de l’équilibre entre contribuables et usagers.
Le Code des transports prévoit la consultation du Conseil portuaire sur l’organisation, le fonctionnement et les orientations du port.
Certaines décisions ont été adoptées en Conseil municipal sans qu’une consultation préalable formelle du Conseil portuaire ne soit documentée dans les procès-verbaux accessibles au public.
La question qui se pose est :
La procédure suivie satisfait-elle pleinement aux exigences légales de consultation du Conseil portuaire ?
Encore une fois, il s’agit d’une interprétation juridique, non d’une accusation.
Des signalements ont été adressés aux services de l’État afin que soit exercé le contrôle de légalité des décisions portuaires.
A ce jour, aucune réponse explicite n’a été communiquée.
Des recours ont donc été introduits devant le tribunal administratif afin que ces actes fassent l’objet d’un examen juridictionnel. Ces démarches concernent des actes administratifs et non des personnes.
La commune a refusé d’accorder la protection fonctionnelle au conseiller portuaire élu représentant les plaisanciers, au motif qu’il ne relèverait ni du statut d’agent public ni de celui d’élu local.
Cette décision fera l’objet d’un recours auprès du Préfet de l’Hérault.
La question juridique posée est :
Un conseiller portuaire exerçant une mission prévue par le Code des transports peut-il bénéficier d’un dispositif de protection lorsqu’il agit dans l’intérêt collectif des usagers ?
Cette formulation reste factuelle et juridique, sans porter d’accusation.
Tous les éléments évoqués reposent exclusivement sur des documents publics, des délibérations et des débats en Conseil portuaire.
Les questions ouvertes sont les suivantes :
Les décisions relatives au port sont-elles prises dans des conditions assurant pleinement la consultation des représentants des plaisanciers ?
Les règles de spécialité budgétaire et d’équité entre contribuables et usagers sont-elles respectées dans les imputations des budgets ?
Informer et poser ces questions relève d’un débat public sur la gouvernance, et peut, si nécessaire, être soumis à l’arbitrage du juge administratif.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Mercredi 25 février 2026 à 16:46
Le site Infocapagde, média associatif bénévole informant depuis 2001 les plaisanciers des ports du Cap d’Agde, souhaite porter à votre connaissance l’élément suivant.
Le rédacteur en chef du site, également conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers, a reçu par lettre recommandée un avis préalable à une éventuelle mise en examen en matière de diffamation publique, émis par le Tribunal judiciaire de Paris en date du 19 février 2026 qui fait suite au dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile reçu au greffe du doyen des juges d'instruction le 21 juin 2024 par la Sodeal.
Cet avis s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée à la suite d’un article publié en 2024. A ce stade, il ne s’agit pas d’une mise en examen définitive mais d’une étape procédurale prévue par la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
La procédure suit son cours conformément aux règles applicables. Le site continuera à informer ses lecteurs avec le souci de la responsabilité et du respect du cadre légal.
En cas de mise en examen, Infocapagde devra faire face à des frais qu’il ne peut assumer seul.
Pour continuer à vous informer depuis plus de 25 ans, avec sérieux et sans conflit d’intérêt, votre soutien par un don serait précieux.
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Vendredi 20 février 2026 à 17:20

Le camping-car incarne toujours une liberté accessible : on achète son véhicule, on circule, on trouve des aires d’accueil dans toute la France. Les collectivités ont compris l’intérêt touristique et économique de cette pratique.
La voile habitable, elle, subit l’effet inverse.
Résultat : la voile populaire, celle des familles, des retraités, des passionnés de longue date, est progressivement écartée au profit d’une plaisance plus élitiste.
Pourtant, comme le camping-car, la petite et moyenne plaisance fait vivre les commerces locaux, les chantiers, les shipchandlers, les restaurants et toute l’économie littorale.
Si rien ne change, la mer deviendra un espace réservé à quelques-uns.
Préserver la voile populaire, ce n’est pas défendre un privilège, c’est défendre l’accès à la mer pour tous.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Mercredi 11 février 2026 à 14:29

Depuis des décennies, la voile habitable incarne une certaine idée de la liberté, du voyage et de l’aventure. Pourtant, aujourd’hui, ce rêve s’effrite sous le poids des coûts exorbitants. Plaisanciers, passionnés, familles, retraités… tous sont confrontés à une réalité implacable : les frais de gestion d’un voilier habitable deviennent inaccessibles. Entre les places de port, l’hivernage, le grutage et le carénage, la facture explose, mettant en péril l’avenir même de la voile populaire.
Les coûts, premier frein à l’accès
En 2026, une place de port pour un voilier de 10 à 12 mètres coûte entre 3.000 € et 6.000 € par an, selon la localisation et la taille du bateau. Et je ne parle pas de bateaux de moins de 10 mètres, ou les tarifs ne sont pas beaucoup plus bas. À cela s’ajoutent les frais d’hivernage, de grutage et de carénage, qui peuvent atteindre 1.000 € supplémentaires pour une sortie annuelle. Les ports de Bretagne et de Normandie, où la saison est plus courte et les infrastructures parfois vétustes, ne sont pas épargnés par cette inflation.
Une démographie vieillissante et peu renouvelée
La moyenne d’âge des plaisanciers ne cesse d’augmenter. Les jeunes générations, confrontées à la précarité économique et à la hausse du coût de la vie, se détournent de la voile habitable. Les ports de plaisance, souvent gérés par des collectivités locales, peinent à s’adapter à cette nouvelle donne. Pourtant, sans relève, c’est tout un pan de l’économie locale qui risque de s’effondrer : emplois portuaires, commerces, écoles de voile, artisans.
2 000 € à 6 000 €/an : coût moyen d’une place de port pour un voilier de 10 à 12 mètres.
+1500 € à 3000 € : budget annuel pour le carénage et l’hivernage.
4 millions de plaisanciers réguliers en France, mais une moyenne d’âge en constante augmentation.
Seuls les voiliers de plus de 12 mètres voient leur nombre augmenter, signe d’un marché qui se recentre sur une clientèle aisée et sur la location.
Les ports, pris à la gorge
Les gestionnaires de ports sont eux-mêmes sous pression : hausse des coûts de maintenance, réglementations environnementales, concurrence des marinas privées… Résultat, les tarifs des places de port grimpent, les listes d’attente s’allongent, et les petits budgets sont évincés. En Bretagne et en Normandie, où la location professionnelle ne peut pas toujours compenser la désertion des plaisanciers locaux, la situation est critique.
La location, une fausse solution ?
Certains misent sur la location pour maintenir l’activité. Mais cette solution ne convient pas à tous : elle exclut les passionnés de voile habitable, ceux qui veulent vivre à bord, partir en autonomie, ou simplement entretenir leur propre bateau. Sans compter que la location, souvent réservée aux plus gros budgets, ne résout pas le problème de fond : la voile populaire a besoin de places accessibles et de tarifs raisonnables.
Enfin, qui fait vivre ces ports, toute l’année? Déjà, on que la flotte de pêche est en baisse régulière, que deviendront les communes du littoral?
Des pistes pour inverser la tendance
Réviser les tarifs portuaires : instaurer des grilles progressives, Il faut que les propriétaires de voiliers de moins de 10 mètres aient encore accès aux ports
Encourager l’autogestion : confier la gestion de certaines zones portuaires aux clubs nautiques ou aux associations de plaisanciers, pour limiter les coûts et favoriser l’entraide.
Sensibiliser les collectivités : la voile habitable est un levier touristique et économique majeur. Sans plaisanciers, ce sont des emplois et des territoires entiers qui souffriront.
La voile populaire n’est pas une lubie de nostalgiques, c’est un patrimoine vivant, un vecteur de lien social et un pilier de l’économie littorale. Pourtant, si rien ne change, elle risque de devenir un loisir réservé à une élite. Plaisanciers, élus, gestionnaires de ports… il est temps d’agir ensemble pour préserver l’accès à la mer pour tous.
Et vous, que seriez-vous prêt à sacrifier pour continuer à naviguer ? Le débat est ouvert.
Publié le 09 février 2026 par Ronan
Revue Mers et Bateaux
Publié le : Mardi 10 février 2026 à 08:15
La Rédaction souhaite informer ses lecteurs qu’une plainte en diffamation aurait été déposée par la SODEAL visant un article publié sur notre site.
L’article concerné est intitulé : « Suspicion de détournement de 2 millions d’euros HT à la SODEAL », publié le 24 mars 2024.
Lire l'article
A noter que, dans le cadre de la préparation de cet article, la rédaction d’Infocapagde avait sollicité le directeur du port, qui n’avait pas donné suite à cette demande.
Par ailleurs, la SODEAL n’avait pas exercé son droit de réponse, conformément aux règles en vigueur.
Cet article s’inscrivait dans un contexte précis et documenté.
A la fin de l’année 2023, la Chambre régionale des comptes (CRC) avait en effet attiré l’attention de la SODEAL sur la nature de certains travaux à réaliser sur des quais à vocation essentiellement touristique, situés au cœur du Cap d’Agde.
La CRC avait alors expressément indiqué que ces travaux n’avaient pas vocation à être financés par le budget portuaire, mais qu’ils relevaient de la responsabilité financière de la municipalité.
C’est dans ce cadre, et au regard des éléments portés à la connaissance du public, qu’Infocapagde avait estimé légitime de s’interroger sur l’imputation de près de 2 millions d’euros HT de travaux au budget du port, supporté majoritairement par les plaisanciers.
L’article mis en cause ne formulait aucune accusation définitive, mais faisait état de suspicions, en s’appuyant sur :
Ces éléments relèvent du droit à l’information et du débat d’intérêt général, dès lors qu’ils concernent l’utilisation de fonds publics et l’équilibre financier d’un service payé par les usagers.
Il est par ailleurs rappelé que ces suspicions de détournement de fonds publics ont fait l’objet, le 27 mars 2024, d’un signalement auprès du Procureur de la République de Béziers par votre Conseiller portuaire Philippe Revilliod, Référence plainte 24 102 000 108, indépendamment de toute procédure engagée par les dirigeants de la SODEAL.
Les faits évoqués relèvent désormais de l’appréciation de l’autorité judiciaire, seule compétente pour en déterminer la portée et les responsabilités éventuelles.
On peut légitimement s’interroger : pourquoi viser un média associatif de plaisanciers, plutôt que les magistrats de la CRC qui ont établi les observations à l’origine de l’article ?
Informer sur un rapport public, poser des questions sur l’usage des fonds publics et sur leur imputation budgétaire relève du débat d’intérêt général et ne constitue pas à priori une diffamation.
Infocapagde réaffirme son attachement :
Le média reste naturellement à la disposition de la justice pour fournir tout élément utile à la manifestation de la vérité et continuera à informer ses lecteurs en toute indépendance, dans le respect du droit et de l’intérêt général.

Nota : cette prise en charge concernerait la défense de M. Hugonnet dans une procédure devant la Chambre du contentieux de la Cour des comptes, liée à ses fonctions de PDG de la Sodeal.
La Caisse des Dépôts et Consignations-Banque des Territoires était représentée par Mme Lucie VIDAL en visioconférence.
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Nota : les sources de cet article proviennent de la Direction de la Police Judiciaire
Publié le : Mercredi 4 février 2026 à 09:24

Les plaisanciers qui choisissent de payer leur place de port en quatre fois se voient appliquer une majoration de 2 %.
Une pénalité d’autant plus contestable que le paiement s’effectue via PayFiP, un service public gratuit pour l’usager comme pour la collectivité.
Aucun frais bancaire ni technique ne justifie donc ce surcoût.
Pourtant, les tarifs ont été validés par le Conseil municipal en décembre, sans explication sur cette majoration.
Résultat : la facture payée est supérieure au tarif voté, créant une recette additionnelle de 2 %.
Une anomalie qui aurait dû alerter la Direction des finances.
Alerté lors du Conseil portuaire du 11 décembre 2025 par deux conseillers portuaires, le maire ne peut ignorer l’irrégularité de cette majoration, appliquée en toute connaissance de cause.
A noter que les ports voisins, La Grande-Motte et Port-Camargue, appliquent strictement les textes et ne facturent aucun supplément pour le paiement échelonné.
Sans réaction de la Direction du port, le CDPCA devrait envisager d’engager une procédure mettant en cause directement la Directeur du port.
Reste une question simple : où va cet argent dont l'estimation est de l'ordre de 130 000 €uros ?
Dans un service public, la facilité de paiement ne devrait pas devenir une augmentation déguisée.
La preuve issue des services de l'Etat : Consulter le document
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Jeudi 29 janvier 2026 à 18:21
La gestion des ports d’Agde, récemment passée en régie municipale après la fin de la délégation à la SODEAL, continue de susciter de nombreuses interrogations. Lors du Conseil portuaire de ce matin, des éléments potentiellement irréguliers ont été présentés comme s’ils pouvaient être « couverts » par un simple vote de l’instance. Une méthode qui interroge, tant sur le plan juridique que démocratique.
Plusieurs juristes interrogés rappellent une règle de base du droit public : une illégalité ne peut pas être régularisée par un vote, qu’il s’agisse d’un Conseil portuaire, d’un Conseil d’exploitation ou même du Conseil municipal.
La jurisprudence administrative est constante : une décision prise en méconnaissance d’un texte, d’une procédure obligatoire ou d’un principe de droit ne peut devenir légale par la seule volonté de l’organe délibérant.
Autrement dit, si la composition d’un Conseil, une procédure de consultation, ou une tarification sont entachées d’irrégularité, les soumettre à un vote ne corrige pas le problème, cela peut même constituer une nouvelle irrégularité.
Parmi les sujets qui enveniment les débats figure notamment la redevance environnementale, appliquée aux plaisanciers sans qu’aucune justification économique ou réglementaire n’ait été fournie.
Interrogée à plusieurs reprises, la municipalité n’a pas transmis d’étude d’impact, de base de calcul ni même d’éléments démontrant l’affectation réelle de cette redevance. Une situation problématique, car toute redevance dans un SPIC doit être en lien direct avec un service rendu ou des charges précisées.
Sans justification, la redevance pourrait être qualifiée de prélèvement sans cause ou d’imposition déguisée deux qualifications sévèrement sanctionnées par les juridictions.
Autre point de crispation : l’instauration de frais supplémentaires pour les usagers souhaitant un paiement échelonné de leurs redevances.
Dans un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), les tarifs doivent respecter l’égalité de traitement entre les usagers placés dans la même situation. Faire payer davantage uniquement parce qu’un usager choisit un étalement alors même que ce service ne génère pas de coût supplémentaire démontré pourrait être considéré comme une discrimination injustifiée.
De plus, ces frais n’ont jamais été justifiés par un coût réel, ni présentés au Conseil avec les pièces nécessaires.
L’absence de transparence, les documents non transmis, les résolutions imprécises et les tentatives de faire valider des éléments contestables par un simple vote ont installé un climat de défiance.
Des conseillers portuaires rappellent que leur rôle ne se limite pas à « prendre acte », mais bien à assurer la représentation des usagers, la transparence et la conformité des décisions aux textes en vigueur.
En l’absence de réponses précises, il ne reste que la saisie des services de contrôle de légalité ou, à défaut, le Tribunal administratif pour faire trancher ces questions.
Pour l’heure, une certitude demeure : aucun vote ne peut couvrir une irrégularité. Les faits doivent être éclaircis, les documents transmis, et les décisions motivées.
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Jeudi 11 décembre 2025 à 12:20

À l’occasion de la réunion du Conseil portuaire du 11 décembre 2025, la Ville d’Agde présentera la nouvelle grille tarifaire du port pour l’année 2026, dans le cadre désormais régi comme Service Public Industriel et Commercial (SPIC).
Beaucoup de plaisanciers espéraient légitimement une baisse significative des tarifs, historiquement très supérieurs à ceux de ports comparables comme Port Camargue ou La Grande-Motte.
Pourtant, à la lecture du document soumis pour avis, de nombreux points restent inexpliqués et suscitent de vives interrogations.
Un passage en SPIC qui devait apporter transparence et rationalité… mais les chiffres restent opaques alors que le statut de SPIC implique que le port doit fonctionner sur la base de coûts réels identifiables et d’une égalité stricte de traitement entre les usagers.
Aucun document ne permet aujourd’hui de comprendre la structure exacte des coûts, ni les raisons justifiant le maintien de tarifs parmi les plus élevés de la région.
Plusieurs catégories d’usagers semblent bénéficier de conditions tarifaires particulières.
Or, dans un SPIC, toute différenciation doit être :
Pour l’heure, aucune justification n’a été fournie concernant ces avantages spécifiques, ni aucune mention des conventions ou accords particuliers qui devraient pourtant être communiqués au Conseil portuaire.
Le document présenté prévoit le maintien d’une redevance environnementale.
Problème : pour être légale, cette redevance doit correspondre à des dépenses réelles, identifiées et justifiables (collecte des déchets, prévention des pollutions, traitement des eaux grises, etc.).
À ce jour, aucun élément transmis ne démontre :
En l’absence de justificatif, sa légitimité est clairement contestable.
La grille inclut également des frais de gestion pour les plaisanciers qui souhaitent payer en plusieurs fois.
Dans un SPIC, ces frais ne sont légitimes que s’ils correspondent à :
Aucun document ne détaille le mode de calcul permettant de justifier ces frais.
Pour pouvoir donner un avis éclairé, le Conseil portuaire doit disposer :
Ces documents n’ont pas été fournis.
En conséquence, l’avis du Conseil portuaire et la future délibération du Conseil municipal pourraient être fragilisés, voire contestables.
Les usagers du port sont en droit de se demander :
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Mardi 9 décembre 2025 à 10:26

Fin 2022, la SODEAL commandait un rapport d’expertise au cabinet EGIS pour évaluer l’état du port d’Agde. Ce document, pourtant cité dans le rapport de la Chambre Régionale des Comptes en 2023, n’a jamais été communiqué aux élus ni au Conseil portuaire.
Ce silence a pris fin en novembre 2025, lorsque le rapport nous a été transmis par une élue, Fabienne Varesano. Les plaisanciers disposent enfin d’informations précises sur l’état réel du port.
Le rapport EGIS met en lumière des problèmes sérieux :
Ces éléments confirment que la sécurité des usagers doit rester une priorité absolue.
Le rapport propose un plan d’action concret pour sécuriser les infrastructures et améliorer la gestion. Mais à ce jour, ces recommandations n’ont pas été mises en œuvre.
Ce rapport n’est pas un simple document technique. Il est une clé pour :
Alors que le prix des places au port d’Agde serait en moyenne 20 % plus élevé que dans des ports comparables comme La Grande-Motte ou Port Camargue, une question essentielle se pose : comment ces recettes ont-elles été utilisées ?
Au regard des niveaux de tarifs pratiqués, des volumes d’amarrage et des investissements réellement visibles sur le terrain, plusieurs observateurs estiment que les écarts financiers cumulés sur la durée de la délégation pourraient représenter entre 20 et 25 millions d’euros.
Ce chiffre ne constitue pas une accusation, mais une estimation basée sur la comparaison entre les recettes perçues et l’état des infrastructures décrit dans le rapport EGIS tenu secret depuis 2022.
Cela conduit à une question incontournable :
Où est passé l’argent que la SODEAL a géré pendant toutes les années où la commune lui avait confié le port ?
Un audit complet et indépendant de la chambre régionale des comptes sur le SPIC mis en place au 1 juin 2025 serait aujourd’hui indispensable pour éclaircir la situation et répondre aux interrogations légitimes des plaisanciers, qui ont payé leurs places plus cher qu’ailleurs sans en retrouver la contrepartie dans la qualité du port.
Le document public complet est désormais consultable grace aux actions menées par le CDPCA auprès de la CADA et des élus.
Chaque plaisancier et association peut s’en saisir pour protéger ses droits et sa sécurité.
Après trois ans de silence, le voile est levé sur la situation du port d’Agde. Les informations contenues dans le rapport EGIS donnent aux plaisanciers les moyens de réclamer des actions concrètes. La transparence et la sécurité doivent redevenir des priorités.
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Dimanche 7 décembre 2025 à 15:32
Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA) vient de voir son recours rejeté par le Tribunal administratif de Montpellier, le 18 septembre 2025.
Après plus de deux années de procédure, le tribunal a jugé la requête irrecevable pour une simple question de procédure, sans jamais examiner le fond de l’affaire.
Deux ans d’attente pour apprendre que la voie juridique n’était pas la bonne : voilà de quoi nourrir la défiance croissante des citoyens envers la justice. L’avocat de la mairie avait soulevé ce point, et le juge a suivi l’avis du rapporteur public, représentant de l’État.
Pourtant, les faits dénoncés par le CDPCA étaient bien réels : l’augmentation des tarifs portuaires avait été justifiée par une hausse fictive des coûts d’électricité, la Chambre régionale des comptes a confirmé l’opacité et la gestion chaotique de la SODEAL, la délégation de service public a été résiliée dès le 1er juin 2025, seize ans avant son terme, la SODEAL sera prochainement liquidée.
Tout ce que le CDPCA contestait s’est révélé fondé, mais la justice n’a pas permis que ces arguments soient débattus.
Le combat ne s’arrête pas là. La mairie a décidé de reprendre en main directement la gestion des ports, sous la forme d’un SPIC (Service Public Industriel et Commercial). Mais en réalité, rien ne change : la même direction est maintenue, sans répondre aux exigences de compétence que suppose la gestion d’équipements portuaires de cette importance.
Pour les usagers, la question reste entière : comment garantir une gouvernance transparente, compétente et tournée vers l’intérêt général, alors que les pratiques passées perdurent sous une autre étiquette ?
Quelle place pour les citoyens ?
Depuis plus de dix ans, les courriers et demandes de contrôle de légalité adressés à la préfecture par le CDPCA sont restés sans réponse.
Aujourd’hui, l’association est condamnée à 1 500 € pour avoir tenté de défendre les plaisanciers, ce qui fragilise sa survie.
Le CDPCA envisage de faire appel devant la Cour administrative d’appel de Toulouse et de poursuivre son rôle de vigie citoyenne face à une gestion municipale qui change de façade sans changer de pratiques.
Au-delà du Cap d’Agde, c’est une question nationale qui se pose : que reste-t-il de l’État de droit, si les citoyens regroupés en association ne peuvent ni être entendus par la justice, ni obtenir de réponse des services de l’État ?
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Article rectifié le 03/10/2025 suite erratum
Publié le : Mardi 30 septembre 2025 à 11:25
Le CDPCA a vu son recours contre l’avenant n°1 au contrat de concession avec la SODEAL rejeté par le Tribunal administratif de Montpellier le 18 septembre 2025.
La décision n’a pas porté sur le fond du dossier mais sur une erreur de procédure commise par notre avocat, qui a engagé une action dans la mauvaise forme juridique.
Résultat : le tribunal a déclaré notre requête irrecevable et a condamné le CDPCA à verser 1 500 € à la commune d’Agde.
Cette condamnation fragilise notre association, mais nous refusons d’abandonner. D’autant plus que les faits récents confirment la justesse de notre combat :
Le CDPCA et son nouveau Conseil envisage de :
Notre collectif agit dans l’intérêt de tous les plaisanciers et usagers des ports. Nous ne laisserons pas cette erreur de procédure étouffer la vérité ni empêcher la défense des droits des citoyens face à une gestion défaillante.
Publié le : Mardi 30 septembre 2025 à 08:58
Le tube de l'été ! A n'en pas douter, l'Amnésia va en faire son titre phare cet été. Mettez les hauts parleurs à fond et oubliez les beaux parleurs !
Car oui, au royaume des bateaux, ça tangue un peu côté gouvernail...
Notre cher capitaine, le Maire, nous annonce fièrement un changement de cap : un nouveau mode de gestion !
Mais pas d'inquiétude, moussaillons ! Il jure la main sur le gouvernail : "Rien ne changera !"
Alors, on change tout... pour que rien ne change ?
À croire que c’est une régate administrative : on vire de bord, on ne change pas d’équipage, mais on garde le même cap… ou presque !
Publié le : Samedi 12 avril 2025 à 11:19
Le Collectif de Défense des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA) a officiellement interpellé le nouveau Directeur de la Régie municipale des ports, Monsieur Yannick Hivin, dans un courrier daté du 31 juillet. L’objet : exiger la mise en conformité des tarifs portuaires avec le droit public applicable depuis la reprise en régie directe, intervenue le 1er juin 2025 après la fin anticipée du contrat avec la SODEAL.
Le CDPCA rappelle que la régie, désormais soumise au régime des services publics industriels et commerciaux (SPIC), ne peut reconduire les conditions tarifaires de l'ancien délégataire sans un nouvel encadrement réglementaire.
Or, les tarifs actuels continuent d’intégrer :
Le collectif estime que ces éléments justifient une révision tarifaire immédiate avec une baisse d’au moins 20 % des redevances d’occupation des anneaux. Il souligne aussi que le maintien des anciens tarifs expose la régie à des risques de contentieux pour excès de pouvoir ou rupture d’égalité entre usagers du service public.
Enfin, le CDPCA appelle à une concertation urgente avec les représentants des usagers et demande à la Régie d’informer clairement les plaisanciers sur les ajustements à venir.
Publié le : Vendredi 1 août 2025 à 15:16

Une rupture anticipée du contrat entre la Ville d’Agde et la SODEAL, sans baisse des tarifs pour les plaisanciers, malgré un contexte de scandale financier.
Depuis le 1er juin 2025, la gestion des ports du Cap d’Agde, jusqu’alors confiée à la société d’économie mixte SODEAL, a été reprise en régie directe par la Ville. Cette décision, actée par la délibération n°6 du conseil municipal du 22 mai 2025, soulève de lourdes interrogations tant sur le fond que sur la forme.
Un avenant de transfert du contrat de délégation, transmis à la préfecture de l’Hérault le 27 mai 2025, aurait dû encadrer juridiquement cette transition. Or, ce document :
Cette opacité est d’autant plus inquiétante qu’un rapport accablant de la Chambre régionale des comptes, publié fin 2023, a mis en lumière de nombreuses irrégularités dans la gestion passée, dont certaines font aujourd’hui l’objet de procédures judiciaires en cours.
Alors que les plaisanciers attendaient une baisse immédiate des tarifs, notamment en raison :
aucune annonce n’a été faite par la mairie en ce sens.
Le différentiel tarifaire d’environ 20 % par rapport à des ports comparables (Sète, Port Camargue, La Grande Motte) demeure, suscitant l’incompréhension des usagers.
En parallèle, la "redevance environnementale" introduite par Sébastien Frey sous l'ère D'Ettore continue d’être appliquée, sans fondement juridique connu.
Des élus de l’opposition et des représentants portuaires dénoncent une reprise précipitée, réalisée sans consultation du conseil portuaire, et potentiellement en violation du Code des transports et du Code pénal (prise illégale d’intérêts).
Plusieurs référés ont été déposés au tribunal administratif de Montpellier. Une demande a également été adressée au préfet pour saisir en urgence la justice administrative et transmettre les éléments au Procureur de la République.
Les plaisanciers demandent aujourd’hui :
Le port du Cap d’Agde ne saurait être géré sur la base d’arrangements opaques ni de pratiques héritées d’un passé révolu. Les usagers ont droit à un service public efficace, équitable et transparent.
Publié le : Mercredi 30 juillet 2025 à 10:57