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Publiée le 18-01-2020

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​Infocapagde Concession du port renouvelée à la Sodeal

Le conseil municipal agathois du mardi 13 avril 2021 a examiné la gestion et l’exploitation des ports de la ville et du centre nautique.

Sans surprise, le concessionnaire actuel, seul postulant à sa propre succession, a été reconduit dans ses fonctions, à un détail près : le montant de la redevance devant être reversé annuellement à la ville a été doublé, passant de 350 000 € à 700 000 €.

Des augmentations tarifaires en perspective pour les plaisanciers ou une diminution des dépenses de gestion de la Sodeal qui n'aura plus l'exploitation des campings ?
A suivre...


Publié le : Dimanche 25 avril 2021

​Infocapagde La gestion des ports

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© Jacky Barbier

La gestion des ports maritimes, fussent-ils de plaisance, est, avant tout, une mission régalienne.

Le législateur l’a voulu ainsi en constituant un "CODE DES PORTS MARITIMES" intégré maintenant dans le "CODE DES TRANSPORTS" et ce, pour de multiples raisons dont les principales sont les contrôles de police et de douanes à ces entrées par la mer sur le territoire national et, bien entendu, les ports de plaisance en font partie.

Il s’ensuit un certain nombre de lois et décrets qu’il est impératif de respecter, d’autant plus que l’essentiel de ce code des ports a été conforté par la "DIRECTIVE 2014/23/UE" du Parlement Européen du 26 février 2014.

Rappelons quelques règles élémentaires :

C’est la raison pour laquelle, en général, le gestionnaire d’un port de plaisance est souvent une Régie Municipale, parfaitement habilitée à exercer une mission régalienne, sous l’autorité directe du Maire.

Dans le cas où la gestion du port est confiée à une société de droit privé comme une société d’économie mixte par une délégation de service public, le risque de dérive par rapport au code des Ports est plus important si les dirigeants ne prennent pas complètement conscience de leurs obligations vis à vis du respect de la loi.

Compte tenu de ces remarques relativement simples, on pourrait pousser l’analyse, à la fois, sur le plan réglementaire, contractuel et budgétaire, il serait vivement souhaitable à l'avenir de séparer les activités régaliennes des activités commerciales et touristiques qui n’obéissent pas aux mêmes règles de gestion comme les campings, le centre nautique et toutes autres activités actuellement confiées à la Sodeal.


Publié le : Samedi 10 avril 2021

​Revue Presse Comment le clan Rayon-Rodriguez a fait main basse sur le port de plaisance de Golfe-Juan

Mediapart le 6 décembre 2020 par HÉLÈNE CONSTANTY

La chambre régionale des comptes s’apprête à rendre public un rapport d’une rare sévérité sur le port Camille-Rayon de Vallauris-Golfe-Juan. Il révèle comment deux familles, les Rayon et les Rodriguez, ont privatisé à leur profit, en toute opacité, l’un des plus grands ports de plaisance de la Méditerranée. Du grain à moudre pour le Parquet national financier.

Lundi 7 décembre, le conseil municipal de Vallauris-Golfe-Juan va prendre connaissance d’un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur la gestion du port de plaisance Camille-Rayon, situé entre Nice et Cannes.

Ce port, inauguré en 1989, d’une superficie de 17 hectares et d’une capacité de 838 bateaux, avec un quai réservé aux très grands yachts de plus de 20 mètres, porte le nom de son fondateur, mort en 2014 à l’âge de 101 ans. Ce patron de bar de Golfe-Juan, auréolé d’une réputation de héros de la Résistance pour avoir combattu à la tête du réseau action du général de Gaulle dans le sud-est de la France, pendant la Seconde Guerre mondiale, a inspiré le personnage du Gorille, un agent secret incarné par Lino Ventura dans le film Le Gorille vous salue bien, sorti sur les écrans en 1958.

Camille Rayon a ensuite fait fortune dans les ports de plaisance, en France et à l’étranger. Il a présidé, depuis sa création et jusqu’en 2012, la Société du nouveau port de Vallauris-Golfe-Juan (SNPVGJ), à laquelle la commune a concédé la construction et la gestion du port, aux termes d’un contrat de longue durée qui arrivera à échéance en 2024. Son fils Pierre Rayon a pris la suite, en qualité de président-directeur général, tandis que sa fille Olivia Lara Rayon était nommée directrice et son gendre Patrick Lara directeur adjoint.

La chambre régionale des comptes s’est penchée avec beaucoup d’attention sur la manière, pour le moins contestable, dont ce port est géré par la famille Rayon. La conclusion de son rapport, auquel Mediapart a eu accès, est d’une rare sévérité. Les magistrats estiment que ce mode de gestion « a conduit, compte tenu de la durée du contrat (35 ans) et de l’absence d’exercice de ses prérogatives par la commune, à une appropriation quasiment privative du domaine public maritime ». Ils observent qu’« un petit nombre de professionnels administre les affaires du port » et qu’il en ressort, « outre une perte de contrôle de l’usage de son domaine public, un préjudice financier pour la commune ».

Les observations détaillées du rapport viendront, selon toute vraisemblance, nourrir les investigations en cours au Parquet national financier. Car la justice ne s’est penchée jusqu’à présent que sur la famille Rodriguez, omniprésente dans le port depuis l’origine.

Le PNF a ouvert une enquête préliminaire début 2016, à la suite d’une plainte déposée par la société néerlandaise Industrial and Marine Diesels. Cette entreprise avait eu la mauvaise idée de vouloir reprendre le chantier naval situé dans le port Camille-Rayon, à la barre du tribunal de commerce. Ce chantier de réparation de bateaux, doté d’équipements capables d’intervenir sur des yachts de grande taille, était alors géré par une filiale du groupe Rodriguez, un ancien fleuron de la construction de navires de plaisance, en liquidation judiciaire après avoir accumulé des centaines de millions d’euros de pertes.

L’irruption d’une entreprise étrangère dans l’entre-soi qui règne sur le port depuis sa création s’est heurtée à une résistance farouche, qui a fait capoter cette reprise. À la suite d’un incroyable tour de passe-passe opéré par les Rodriguez, la société néerlandaise s’est retrouvée propriétaire d’une coquille vide : l’entreprise G. Rodriguez, gestionnaire du chantier naval, qu’elle avait achetée 2 millions d’euros au tribunal de commerce, s’est fait expulser du port le 14 novembre 2014, son contrat de sous-location des installations portuaires étant arrivé à échéance… Au moment même de la reprise par la société hollandaise ! Ulcéré, le repreneur floué a saisi la justice pour escroquerie, abus de biens sociaux et banqueroute, en décembre 2015. Ce qui a déclenché l’enquête préliminaire du PNF.

Dans son premier article consacré à cette affaire, en avril 2016, Mediapart s’était penché sur les relations entretenues par Alexandre Rodriguez, fils du fondateur et président du directoire du groupe Rodriguez, avec des membres éminents du grand banditisme marseillais, dans l’enceinte même du port. 

Un premier scandale avait éclaté le 5 juin 2010, lorsque Alexandre Rodriguez avait été arrêté, sur le port Camille-Rayon, à l’occasion d’un spectaculaire coup de filet de la police judiciaire. Il était en compagnie de Bernard Barresi, un braqueur recherché par la justice depuis 20 ans, après sa condamnation à 20 ans de prison pour l’attaque d’un fourgon blindé, et des frères Michel et Gérald Campanella, deux figures majeures du grand banditisme marseillais, spécialisés dans l’extorsion de fonds et soupçonnés de régner sur un réseau de machines à sous clandestines dans le sud-est de la France.

Les enquêteurs avaient été intrigués par les liens entre le patron du groupe Rodriguez et ces malfaiteurs, qui menaient grand train sur des yachts amarrés au port Camille-Rayon, entretenus aux frais de Rodriguez et détenus par des sociétés basées dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques.

Trois de ces bateaux, saisis lors du coup de filet de juin 2010, ont été vendus aux enchères par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) en juin 2019 : le Bono a été vendu 212 000 euros, l’Atlas 152 000 euros et le Yes 185 000 euros.

Alexandre Rodriguez est sorti de prison un mois et demi après son arrestation, moyennant le paiement d’une caution d’1,5 million d’euros et un contrôle judiciaire. Mais l’affaire de blanchiment dans le cadre de laquelle il a été arrêté en 2010 avec Barresi et les frères Campanella n’a jamais été jugée ni classée sans suite. Elle est toujours ouverte, en veilleuse, au cabinet de la juge Marie Grandjouan, vice-présidente chargée de l’instruction à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

Cependant, comme le constate la chambre régionale des comptes, certaines des sociétés du groupe ont survécu à la faillite. Dans le port Camille-Rayon, la société SAS Rodriguez yachts, titulaire de la concession d’origine, attribuée à Rodriguez en 1993, continue de gérer le chantier naval et une aire de carénage privée, générant un chiffre d’affaires de 5,4 millions d’euros en 2018.

Elle est officiellement présidée par un certain Dino Abbruzzese, que personne n’a jamais vu sur le port et dont Mediapart n’a trouvé aucune trace, en dehors de son nom dans les statuts de la société.

Deux autres entreprises de la famille Rodriguez sont toujours en activité, notamment la société civile immobilière GAL (les initiales de Gérard, Alexandre et Laurence Rodriguez), principale actionnaire de la SAS Rodriguez yachts, et la SCI Laura. Toutes deux gérées par Alexandre Rodriguez, elles sont amodiataires* de la société gestionnaire du port (SNPVGJ), ce qui leur permet d’occuper des locaux commerciaux et des postes d’amarrage de yachts.

Rodriguez yachts est également lié à la société gestionnaire du port par deux autres contrats, dans des conditions contestées par la CRC. Elle exploite une aire publique de carénage et occupe, neuf mois par an, une aire de stationnement. Elle ne paye que 7 317 euros par an pour l’aire publique de carénage (1 835 m2), alors qu’elle devrait payer 263 000 euros, selon les calculs effectués par les magistrats. Quant à l’aire de stationnement, la CRC estime que la convention de mise à disposition est tout simplement irrégulière, compte tenu du risque de pollution des eaux.

Une information judiciaire a été ouverte par le PNF, le 19 juin 2020

Jusqu’à présent, la justice avait orienté son enquête vers le seul groupe Rodriguez, objet de la plainte déposée par le repreneur malheureux du chantier naval. Elle vise désormais, plus largement, la gestion du port dans son ensemble, y compris l’étrange manière dont la commune de Vallauris-Golfe Juan a laissé les mains libres aux Rayon et aux Rodriguez sur son domaine public. Les deux familles sont unies par des liens étroits depuis la création du port : Gérard Rodriguez, fondateur du chantier naval, a longtemps été le directeur général de la société gestionnaire du port, présidée par Camille Rayon.

De source judiciaire, une information judiciaire a été ouverte par le PNF, le 19 juin 2020, des chefs de « favoritisme », « prise illégale d’intérêt », « banqueroute », « abus de biens sociaux », « escroquerie au jugement », « recel en bande organisée », « négligence du dépositaire ayant permis la soustraction, le détournement ou la destruction de bien public » et « recel » de ce délit. 

L’action de l’association Anticor se trouve ainsi confortée : depuis plusieurs années, elle demandait à la justice de se pencher sur les pratiques en vigueur dans le port Camille-Rayon. Après avoir écrit à la chambre régionale des comptes, le 7 mars 2016, Jean-Noël Falcou, conseiller municipal et référent départemental d’Anticor, avait écrit à Michelle Salucki, la maire de Vallauris-Golfe-Juan, le 20 avril 2016, lui demandant expressément « la résiliation anticipée de la concession du port Camille-Rayon, ainsi que la déchéance et expulsion immédiate de la SNPVGJ ». L’association anticorruption a porté plainte le 24 juin suivant auprès du PNF.

« Loin d’être un simple litige entre sociétés privées, cette affaire doit être étudiée sous l’angle de l’atteinte à l’intérêt général, en considérant le préjudice pour la ville et les contribuables », estimait Anticor dans un communiqué.

Le rapport de la CRC permet de comprendre comment Rayon, Rodriguez et leurs amis ont développé leurs activités lucratives dans le port, au détriment des contribuables de Vallauris-Golfe Juan. Comme s’ils avaient oublié, au fil du temps, qu’« aucun port de plaisance ne peut être considéré comme privatif », car « un port situé sur le territoire d’une commune relève nécessairement de la gestion publique locale », comme le rappelle la CRC.

Les magistrats concluent en demandant sèchement à la commune de « reprendre la charge de la concession ». C’est exactement ce que réclamait Anticor dès 2016 dans sa lettre à la maire : « Sans l’appui de la SNPVGJ, le montage mis en place par les sociétés du groupe Rodriguez n’aurait ni pu voir le jour ni pu perdurer. La responsabilité principale se situe bien au niveau de la SNPVGJ qui, outre avoir failli à ses obligations concernant le chantier naval, a surtout mis en place un dispositif opaque qui lui a permis pendant des années de commettre de graves irrégularités, au détriment de la collectivité. Le PNF ne manquera pas de s’interroger sur les réelles motivations de la ville, dont le refus explicite de vouloir contrôler son délégataire est certes illégal, mais surtout difficilement explicable. »

Concrètement, les magistrats relèvent de graves irrégularités dans la gestion du port, qui fonctionne comme une boîte noire, fermée aux regards extérieurs. Le comité local des usagers permanents du port, qui doit être réuni une fois par an par le maire qui le préside, ne s’est jamais valablement réuni dans la période sous revue, ce qui constitue une « carence majeure dans l’association des usagers du port à sa gouvernance ».

Quant au conseil portuaire, une instance consultative chargée de donner son avis sur la politique tarifaire et foncière, il apparaît noyauté par une poignée de professionnels du nautisme, proches de la famille Rayon. Dans sa réponse écrite aux questions de Mediapart, Olivia Lara Rayon nie un quelconque manquement aux obligations de gouvernance : « Il ne s’agit aucunement d’un manque de transparence. Les maires ont toujours été invités et ont toujours été présents lors des conseils d’administration, des assemblées générales et des conseils portuaires. »

Ces irrégularités ont été corrigées par la maire de Vallauris en juin 2019.

Parmi les membres du conseil censés représenter les usagers, la CRC note la présence d’un homme influent : François-Gil Leccia, ancien chef du service des affaires maritimes de la Direction départementale de l’équipement des Alpes-Maritimes. Après avoir pris sa retraite en 2003, cet ancien fonctionnaire, spécialiste des ports qu’il avait pour mission de contrôler dans ses anciennes fonctions, a été recruté à la fois par la famille Rayon et par la famille Rodriguez, d’abord comme consultant de la SNPVGJ, payé plus de 60 000 euros par an, puis comme président de Rodriguez yachts en 2014-2015, au moment du litige avec le repreneur hollandais du chantier naval. Ce grand ami de Camille Rayon, le fondateur du port, est, de surcroît, administrateur de la SNPVGJ, en tant qu’amodiataire et donc bénéficiaire d’un emplacement pour son bateau. Un « mélange des genres » dénoncé par la chambre régionale des comptes, qui jette le trouble sur « son rôle réel dans les décisions de la société ». 

Joint par téléphone, François-Gil Leccia conteste un rapport « entièrement à charge » et assume parfaitement sa mission : « Mes compétences m’ont valu d’être appelé comme conseiller technique par les dirigeants du port. J’entretenais d’excellents rapports avec Gérard Rodriguez, que j’ai aidé à sortir de l’imbroglio avec ceux qui ont tenté de reprendre le chantier naval. Je ne vois pas où est le mélange des genres. »

Outre les contrats irréguliers dont ont bénéficié les sociétés du groupe Rodriguez, la CRC dénonce celui de la station d’avitaillement : depuis la création du port, Jacques Gardanne exploite la pompe où les yachts font le plein de carburant. Or, cet ancien conseiller municipal de Vallauris-Golfe-Juan, qui déclare un chiffre d’affaires supérieur à 2 millions d’euros par an, n’a jamais payé le moindre euro de redevance et le sous-traité d’exploitation qu’il a signé avec la SNPVGJ n’a jamais été soumis au conseil municipal. « C’est sans titre valable que Jacques Gardanne occupe le domaine public », conclut la CRC, qui recommande à la commune de mettre en concurrence la station d’avitaillement, de signer un contrat en bonne et due forme avec l’exploitant, qui sera tenu de « verser une redevance au bénéfice du concessionnaire à répercuter à la commune ».

À ce jour, aucun membre de la famille Rayon n’a été entendu par la justice. Olivia Lara Rayon ne se sent nullement concernée par l’enquête en cours au PNF, qui, selon elle, ne vise que le groupe Rodriguez : « L’assimilation avec notre société concessionnaire du port nuit gravement à notre image. Aucun élément ou fait figurant dans le rapport définitif de la CRC qui nous a été communiqué ne permet de fonder une saisine du PNF pour ce qui nous concerne. »

Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr.

Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.


Publié le : Dimanche 06 décembre 2020

​Revue Presse Disparition des deux marins à Agde : "C’est l’ensemble de la famille des marins qui est en deuil"

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Gérald Chambre, premier Prud’homme d’Agde. Archive midi libre

Midi Libre le 04/12/2020

Gérald Chambre, premier Prud’homme pêcheur, revient sur la tragique actualité, avec la disparition en mer de deux matelots.

On imagine que le long des quais, l’ambiance doit être particulièrement lourde chez les pêcheurs d’Agde…

C’est le moins que l’on puisse dire. Le lendemain de ce drame (mardi, NDLR), en arrivant à bord de mon bateau, j’ai pu apercevoir le visage triste des collègues. Certains me disaient qu’ils n’avaient pas dormi de la nuit, tellement ils pensaient à ce terrible accident. C’est très pénible comme moment.

Ce drame rappelle brutalement la dangerosité de votre métier.

C’est vrai, c’est une réalité. Et c’est ce qui fait aussi la solidarité entre gens de mer. Aujourd’hui, c’est vraiment l’ensemble de la famille des marins qui est en deuil. Nous pensons aussi beaucoup au personnel de la criée aux poissons des Pays d’Agde, qui est évidemment très impacté, puisque le papa des deux garçons qui sont disparus y travaille. D’ailleurs, en tant que premier Prud’homme d’Agde, je tiens à exprimer tout mon soutien et, par là même, celui de l’ensemble des marins pêcheurs de la commune, à la famille de Christophe et Sébastien.

Depuis le début de la semaine, les réactions se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux. On a le sentiment que ce tragique accident dépasse le seul cercle agathois…

Je peux en témoigner car depuis lundi, mon téléphone n’arrête pas de sonner. Je pense notamment à Cédric Indjirdjian, directeur adjoint à la DDTM et délégué Mer et Littoral de l’Hérault et du Gard, qui m’a appelé pour exprimer sa grande tristesse, tout comme le préfet maritime de Toulon. Ce dernier m’a d’ailleurs détaillé les opérations qui étaient programmées pour retrouver l’épave du bateau. Plusieurs Prud’homies d’Occitanie m’ont également contacté pour faire part de leur solidarité avec les pêcheurs agathois et, autant que faire se peut, apporter un soutien moral à la famille des deux garçons.

Une réunion prud’homale en projet
Gérald Chambre et plusieurs de ses collègues prud’hommes de la façade littorale d’Occitanie envisagent de tenir une réunion dans les plus brefs délais, afin d’évoquer plusieurs points de tension qui agitent la profession. Parmi ceux-ci, le respect des interdictions de pêche saisonnières, comme à Agde pour le poulpe, entre mai et octobre, où le rappel (et les contrôles) par les autorités maritimes des pêcheurs qui exercent sans la moindre autorisation ni diplôme ! "C’est incroyable, certains ont été contrôlés, verbalisés, mais ils continuent, au mépris de toutes les règles", regrette Gérald Chambre. Celui-ci souhaite une plus grande sévérité de la part de l’administration.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Samedi 05 décembre 2020

​Revue Presse Les corps des deux marins, âgés de 23 et 33 ans, retrouvés dans l'épave du bateau naufragé

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Durant toute la nuit, les marins de la SNSM avaient cherché les victimes, en vain

Midi Libre le 03/12/2020

Les corps des deux marins portés disparus depuis la nuit de dimanche à lundi au large d'Agde ont été retrouvés ce jeudi 3 décembre par les plongeurs de la Marine Nationale.

Les dépouilles des deux marins, Christophe et Sébastien Gil, portés disparus depuis la nuit de dimanche à lundi au large d'Agde, ont été retrouvées, ce jeudi dans la journée, dans l'épave du "Romain Luca" par les plongeurs de la Marine nationale. Une information confirmée ce jeudi soir par le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland.

Une enquête ouverte pour homicide involontaire 
"Les moyens mis en œuvre dans la journée par la Marine nationale et la Gendarmerie maritime ont permis de retrouver et de remonter à la surface les corps des deux frères disparus. Une autopsie sera pratiquée à l'institut médico-légal de Montpellier dans la journée du lundi 7 décembre. L'enquête se poursuit désormais des chefs d’homicides involontaires aggravés par la violation manifestement délibérée d'une règle de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, et de travail illégal par dissimulation de salariés.

Le bateau a très vite coulé
Dans la nuit de dimanche à lundi, le patron du bateau, Christian Arnaud, avait déclenché la balise de détresse. Il avait été récupéré vers 2 h du matin par les secouristes de la vedette de la SNSM d'Agde. En état d'hypothermie il avait eu le temps de préciser que ses deux marins étaient toujours dans l'eau. Qu'il avait senti un choc et qu'en ouvrant la cale de son bateau il avait vu une importante voie d'eau. En quelques instants le navire avait chaviré et coulé. On sait aujourd'hui qu'il a emporté avec lui les deux victimes âgées de 23 et 33 ans.

JEAN-PIERRE AMARGER


Publié le : Samedi 05 décembre 2020

​Revue Presse Deux marins disparus à Agde : la Marine nationale lance des recherches pour retrouver l'épave

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Le "Romain Luca" a sombré en quelques minutes. MICHEL DESNOS

Midi Libre le 01/12/2020

Depuis ce mardi matin, 1er décembre, un bâtiment de la Marine Nationale croise sur la zone du naufrage du "Romain Luca". Cette embarcation de pêche a sombré en mer dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 novembre devant Agde.

Depuis ce mardi matin, 1er décembre, un bâtiment de la Marine nationale croise sur la zone du naufrage où a sombré le "Romain Luca" à environ 20 km au large d'Agde. Trois hommes étaient à bord, un a été secouru. Deux sont toujours portés disparus.

Les militaires, équipés d'un sonar, vont tenter de retrouver l'épave qui gît à environ 60 m de profondeur. Si les conditions sont réunies, des plongeurs pourront éventuellement descendre, à moins que cela ne se fasse via un système vidéo, pour inspecter l'épave afin de comprendre les circonstances du drame. Mais aussi peut-être retrouver les victimes qui auraient pu être bloquées dans la cale du bateau au moment du drame.

Un bateau de conception ancienne
Le "Romain Luca" est un navire de pêche de conception ancienne. Cela ne veut pas dire qu'il était en mauvais état. Un marin expliquait ce mardi matin, "quand on connaît le bateau, si on prend comme hypothèse qu'il a bien percuté un tronc, on sait qu'il n'aurait pas pu résister au choc.

Si les deux marins étaient dans la cale en train de calibrer les soles qu'ils avaient pêchées, ils n'ont certainement pas pu avoir le temps de faire quoi que ce soit pour se protéger. C'est un drame, mais dimanche la mer a voulu prendre trois marins, les sauveteurs lui en ont arraché un."

Un choc peu avant de sombrer
Dans la nuit de dimanche à lundi, Christian Arnaud, le patron du "Romain Luca" a pu expliquer aux sauveteurs de la SNSM qu'il avait ressenti un choc violent. Quand il a vérifié ce qu'il se passait dans la cale, l'eau avait déjà envahi la zone.

"En quelques instants le bateau s'est couché sur le côté et a sombré", a-t-il expliqué, en état de choc aux secouristes. Il a alors eu le temps de déclencher la balise de secours et de prendre les bouées.

Christian Arnaud a passé presque deux heures dans l'eau avant d'être secouru. Sa vie étant en danger, les sauveteurs de la vedette d'Agde ont pris la décision de quitter la zone du naufrage pour le ramener à quai. Le corps de Christian Arnaud était à 33°.

J.-P. A


Publié le : Mardi 01 décembre 2020

​Revue Presse Un bateau de pêche a coulé en mer cette nuit, deux frères marins sont portés disparus

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De nombreux moyens sont toujours mobilisés sur les lieux du drame © JEAN PIERRE AMARGER

Midi Libre le 30/11/2020

Dans la nuit de ce dimanche 29 novembre à lundi, peu après minuit, un bateau de pêche avec trois hommes à bord a coulé à 20 km devant Agde. Un homme a été retrouvé en vie par les secours, deux autres sont toujours recherchés. Le navire était parti d'Agde dans la soirée.

Cette nuit, vers 0 h15, le Cross Med (Centre régional des opérations de surveillance et de sauvetage en mer Méditerranée) a reçu le signal d’une balise de détresse signalant le naufrage d’une embarcation de pêche à environ 20 km au large d'Agde.

Le patron pêcheur retrouvé sain et sauf
De nombreux moyens de secours ont alors été envoyés sur les lieux du naufrage alors que le Cross Med tentait de joindre le bateau pour le repérer au plus vite. Vers 2 h du matin, le patron pêcheur a été retrouvé et ramené à Agde par l'équipage de la SNSM d'Agde, le port d'attache du bateau.

 En état de choc et en hypothermie, il signale que deux hommes, âgés de 21 et 22 ans, deux frères étaient avec lui à son bord au moment du déclenchement de la balise de détresse.

De gros moyens sur zone
Sur les lieux du drame, les équipages de la SNSM d'Agde, de Valras et de Port la Nouvelle ont tourné toute la nuit. Ils ont été renforcés jusqu'à 4h du matin par l'hélicoptère de la gendarmerie de l'Hérault qui a balayé la zone avec une caméra thermique. Ces secours ont été relevés par l'équipage de la SNSM de Sète et le Dragon 34 de la Sécurité Civile peu après 4 h du matin.

Deux frères marins portés disparus
Les recherches des deux jeunes marins disparus se poursuivent. On compte aussi sur zone depuis le lancement de l'appel de détresse une dizaine d'embarcations de pêcheurs qui étaient sur zone et qui se sont greffées sur les opérations de recherches

Pour l'heure, le naufrage de l'embarcation est inexpliqué. L'équipage de la vedette de Valras a récupéré de radeau de survie et d'autres effets qui seront confiés aux gendarmes. Une enquête sera ouverte pour comprendre les circonstances de ce drame. Sur place, la visibilité était bonne avec une houle bien formée et la météo était clémente.

J.-P. A


Publié le : Lundi 30 novembre 2020

​Revue Presse Le Salon nautique n'aura pas lieu

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Midi Libre le 28/09/2020

Les contraintes sanitaires, de plus en plus dures, ont contraint les organisateurs à jeter l'éponge.

Après Paris la semaine dernière, c'est donc le Salon nautique du Cap-d'Agde qui jette à son tour l'éponge. Une décision prise ce lundi, qui met donc un terme aux espoirs des professionnels de la zone technique, qui ont longtemps pensé pouvoir maintenir ce rendez-vous, du 28 octobre au 1er novembre, tout comme la municipalité, pour qui le salon représente traditionnellement une belle fin de saison touristique. 

Un virus qui circule toujours plus vite
Dans un communiqué de presse, Jean-Pierre Boyer, président de l'Association des professionnels du nautisme (UPN), explique que "les dernières évolutions de la crise sanitaire rendent impossible la tenue de ce grand rassemblement. Nous avons voulu y croire jusqu’au bout, et avons exploré toutes les pistes pour pouvoir tenir tout de même cet événement, mais force est de constater que cela serait déraisonnable [...] La maladie est toujours bien présente, et circule même de plus en plus. Il serait donc irresponsable de prendre le risque de créer un cluster de contamination, malgré le plan de prévention des risques sanitaires que nous avions mis en place."


Publié le : Lundi 28 septembre 2020

​Salon nautique Salons nautiques

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Suite évolution de la crise sanitaire, il n'y aura pas de salon nautique à Paris.

Le salon nautique du Cap d'Agde qui acceuille chaque année plus de 50 000 personnes est pour le moment maintenu.

La manifestation se déroulera du 28 octobre au 01 novembre 2020, entrée gratuite.

Rappel : le parrain de cette 20 ème édition est Yvan Bourgnon.


Publié le : Lundi 28 septembre 2020

​Revue Presse En paddle autour de Brescou, l’activité qui cartonne cet été

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© Laurent Bourriquel

Midi Libre le 07/08/2020

Le centre nautique du Cap d'Agde propose des sorties en paddle accompagné d'un moniteur, afin de gagner le Fort de Brescou. Débutant ou initiés, les balades s'adressent à un large public. 

"Plus qu’une mode, le paddle est devenu une véritable activité nautique". Les mots de Laurent Bourriquel, directeur du centre nautique du Cap d’Agde, trouvent un parfait exemple dans la sortie paddle menée par Fred, ce matin du jeudi 6 août.

Composé d’enfants et d’adultes, d’adeptes ou de débutants, le groupe de huit personnes qui s’apprêtent à ramer jusqu’au Fort de Brescou est bien équipé. Lunettes et gilets de sauvetage accompagnent la planche et la rame fournies par O’Spot, l’annexe ludique du Centre Nautique, sur la plage Richelieu. 

Tour de Brescou
Au programme: une heure trente de balade sportive sur la Méditerrannée. À quelques minutes de l’embarquement sur les planches, Fred, le moniteur, donne quelques explications pour parvenir à gagner le Fort sans inquiétude: "Pensez à rester groupés autour de moi, j’ai un paddle différent du vôtre et je pourrai vous rejoindre si vous avez un problème".

Avant de mettre les planches à l’eau, Fred lance avec enthousiasme: "Vous avez beaucoup de chance la mer est idéale, on va pouvoir faire le tour de Brescou sans problème". Sourires sur les visages.

Équilibre fragile
Les premières minutes sur la planche sont un peu périlleuses. Il faut positionner correctement ses pieds et regarder au loin, au risque de vaciller. Déjà, les plus aguerris ont pris quelques mètres d’avance. "Pensez à bien plonger votre rame en entier, pas d’effort inutile!", s’époumone Fred.

Très vite, les bras s’échauffent, les jambes fléchies se tendent: une fois le rythme dans les bras, le paddle s’approche rapidement du Fort.

Florence, originaire de Mayenne, est venue accompagner son fils Felipe. Alors qu’il navigue en tête aux côtés du moniteur, Florence chute de sa planche. "Une fois qu’on perd l’équilibre c’est dur de remonter dessus !" commente-t-elle lorsqu’elle parvient enfin à rejoindre le groupe, arrivé sur la plagette de l’île. 

Côtoyer la biodiversité
Faire le tour de Brescou avec un moniteur permet de passer aux bons endroits, sans risquer de s’accrocher sur la roche volcanique qui dépasse parfois de l’eau. Fred distille anecdotes et informations sur la zone marine, sans manquer de répondre aux nombreuses questions.

Il prête également son paddle professionnel, en carbone. Plus longue et plus légère, la différence de planche est frappante : il suffit de quelques coups de pagaie pour passer devant tout le monde, mais attention à garder l’équilibre ! Autour du rocher de Brescou, l’eau est transparente. On aperçoit poissons, oursins et reliefs en tous genres.

Sur le chemin du retour, le groupe de pratiquants est soudain scindé en deux. Un bateau fonce à toute vitesse et crée des vagues dangereuses, sans même prendre le temps de ralentir aux abords de l’aire marine protégée. "Bientôt, il faudra mettre des panneaux en mer pour ceux qui ne respectent rien", s’agace Fred, en gardant toujours un œil sur le groupe qu’il a guidé durant la matinée.

Marion Huguet


Publié le : Mardi 11 août 2020

​Infocapagde Clip video à découvrir


Publié le : Samedi 04 juillet 2020

​Infocapagde Accès aux plages agathoises

A l’exception de la Conque, les 14 km de plages de la commune d'Agde seront ouverts de 8h à 20h, à compter de samedi 16 mai 2020.

On pourra se balader, nager, faire du sport individuellement, du surf, mais on ne pourra poser pas sa serviette sur le sable pour une séance de bronzage.

Une signalétique spéciale sera consultable par la population et des patrouilles de Police sont chargées de faire appliquer la loi.


Publié le : Samedi 16 mai 2020

​Revue Presse La navigation de plaisance peut reprendre samedi 16 mai

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Les plaisanciers vont retrouver leur plan d'eau samedi 16 mai D.R.

Midi Libre le 15/05/2020

Au terme d'une semaine pleine d'incertitudes pour les plaisanciers, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a tranché.

Dans un communiqué adressé à la presse, la Sodéal, société d'économie mixte qui gère notamment les ports du Cap-d'Agde, a annoncé ce vendredi 15 mai que la Direction départementale des territoires et de la mer "a officialisé la réouverture
de la navigation de plaisance dès ce samedi 16 mai. Cette nouvelle qui était attendue par les plaisanciers, est enfin tombée."

Une demande d'autorisation adressée à la Préfecture
Pour Michel Tauler, directeur de la structure, "Il est important de rappeler que lorsqu’un plaisancier navigue le long de nos côtes, il traverse deux zones. Tout d’abord la limite des 300 mètres, qui est sous la compétence du maire. C’est
pourquoi le maire d’Agde a dû faire une demande d’autorisation de réouverture du port auprès de la préfecture de l’Hérault. Au-delà c’est en effet la préfecture maritime de Méditerranée qui est mesure de réglementer la navigation".


Publié le : Samedi 16 mai 2020

​Infocapagde Communiqué de la rédaction

Notre lectorat, étant constitué principalement de retraités, considérés comme personnes à risque par le corps médical au regard des dangers de mortalité du COVID-19, nous avons conseillé la fabrication et le port du masque dès le 21 mars 2020.

De nombreux plaisanciers ont apprécié notre démarche citoyenne et se sont confectionnés des masques qui sont aujourd'hui reconnus et permettent de se protéger et surtout de limiter la propagation du virus.

Ne sortez pas sans protection, suivez les conseils du CHU Grenoble, fabriquez-vous des masques si vous n'arrivez pas à en acheter.

Cliquer sur le lien Patron pour réaliser le masque de protection


Publié le : Mardi 12 mai 2020

​Infocapagde Info ouverture des plages

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Sous l'impulsion des élus locaux, à partir du 16 mai 2020, nous aurions la possibilité de se promener sur la plage, faire son jogging, mais aussi pratiquer des sports nautiques (planche à voile, kitesurf...).

La baignade serait également autorisée, mais à condition de se sécher rapidement.

Nous priver de pouvoir nous promener sur nos plages en tenant compte des gestes barrières créent un fort mécontentement, nous avons besoin de respirer l'air pur du bord de mer.

il nous faut encore attendre une confirmation officielle qui fixera les modalités d'application.

Patience à tous...


Publié le : Mardi 12 mai 2020