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Depuis des années, le CDPCA peine à faire entendre la voix des plaisanciers dans un paysage médiatique local largement dominé par la communication municipale. Nous pouvions légitimement espérer qu’un changement de majorité s’accompagnerait d’un changement de pratiques.
Pourtant, à peine installée, la nouvelle municipalité semble accorder bien peu de considération à une association qui représente et défend de très nombreux plaisanciers : nos courriers restent sans réponse, aucune rencontre avec le nouveau Maire ne nous a encore été accordée et le CDPCA a été écarté du conseil d’exploitation du SPIC portuaire.
Nous ne demandons ni faveur ni traitement privilégié. Nous demandons simplement que les représentants des usagers puissent être entendus, que leurs questions obtiennent des réponses et que la contradiction soit acceptée comme une composante normale du débat public.
La nouvelle municipalité promettait de changer les pratiques. Pour l’instant, nous constatons qu’elles perdurent et, sur certains points, se durcissent.
Changer de majorité ne suffit pas à changer les méthodes. La véritable rupture se mesure à la place que l’on accepte de laisser à ceux qui questionnent, contestent et demandent des comptes.
Publié le : Samedi 12 septembre 2026 à 14:02

Créé en 2001, bien avant l’apparition des réseaux sociaux, Infocapagde est un site associatif et indépendant consacré à l’information des plaisanciers du Cap d’Agde.
Depuis plus de 25 ans, son objectif reste le même, informer les usagers sur ce qui se passe réellement dans leurs ports, suivre les décisions qui les concernent et mettre à leur disposition des informations utiles à la navigation et à la vie portuaire.
Infocapagde assure notamment un suivi de la gestion des ports du Cap d’Agde, des conseils portuaires, des décisions municipales, des tarifs et redevances, des travaux et, plus largement, de l'utilisation des ressources financées par les plaisanciers.
Le site accorde une place importante à l'étude des documents publics et à l'investigation. Il conserve également ses archives, permettant de retrouver l'historique de nombreux dossiers concernant les ports agathois.
Infocapagde est aussi un outil pratique au service des navigateurs, avis aux navigateurs, météo marine, vent et houle, cartographie, suivi AIS des navires, outils de calcul et informations nautiques sont directement accessibles en ligne.
Infocapagde n'est pas un site commercial. Son fonctionnement associatif et bénévole lui permet de préserver ce qui constitue depuis l'origine sa ligne de conduite : son indépendance et sa liberté d'informer. Il est apolitique.
Cette indépendance permet de poser les questions qui doivent l'être, de publier les documents utiles à la compréhension des dossiers et de donner aux plaisanciers les éléments leur permettant de se faire leur propre opinion.
Infocapagde est enfin un espace de mémoire de la plaisance agathoise, plus de deux décennies d'informations, d'archives et de dossiers consacrés au Cap d'Agde et à ses ports.
Informer, comprendre, vérifier et rendre compte, c'est la vocation d'Infocapagde depuis 2001.
Publié le : Vendredi 11 septembre 2026 à 11:33

Infocapagde enrichit son information destinée aux plaisanciers avec un nouvel espace consacré aux avis aux navigateurs.
Les avis diffusés par la Préfecture maritime peuvent désormais être consultés directement depuis notre site, avec une mise à jour en temps réel des informations disponibles.
Pour faciliter leur consultation, Infocapagde propose également une traduction en français des avis, souvent publiés dans un format technique ou difficilement accessible au grand public.
Un moteur de recherche permet de filtrer les avis par zone maritime, type, année ou localisation, afin de retrouver rapidement l'information utile avant de prendre la mer.
Ce service est proposé à titre informatif et ne se substitue en aucun cas aux moyens officiels d'information nautique.
Avec Infocapagde, l'information nautique devient plus simple, plus lisible et plus accessible aux plaisanciers agathois.
Publié le : Lundi 7 septembre 2026 à 12:21

A la suite du droit de réponse du maire publié intégralement et sans modification sur Infocapagde, nous avons vérifié le tableau comparatif qui l'accompagne.
Nous publions ci-dessus une copie annotée de ce tableau afin de permettre aux plaisanciers d'identifier clairement les points que nous contestons.
Le document original demeure consultable, sans modification, dans le droit de réponse publié sous l'article concerné.
Publié le : Dimanche 6 septembre 2026 à 12:14
Ce matin, le CDPCA et Infocapagde ont reçu par courrier recommandé une demande de droit de réponse de la mairie d’Agde, faisant suite à l'article du CDPCA publié le 12 août 2026 intitulé « SODEAL, la manœuvre ratée de la municipalité RN ».
Dans son courrier daté du 28 août 2026, le maire d’Agde, Aurélien Lopez-Liguori, estime que notre publication comporte des éléments concernant la municipalité qui seraient « inexacts, incomplets et susceptibles d’induire le lecteur en erreur ». Il demande en conséquence la publication du droit de réponse qu’il a joint à son courrier, tant sur le site Infocapagde que sur les pages Facebook concernées.
Cela ne signifie toutefois pas que les affirmations contenues dans ce droit de réponse ne puissent pas, à leur tour, être examinées et confrontées aux documents officiels.
Et certains points méritent effectivement vérification.
Le comparatif tarifaire présenté par la mairie, la chronologie du changement de liquidateur de la SODEAL, les conditions de l’arrêté accordant une délégation à David Masella ou encore le « quintuple contrôle » des opérations financières désormais affirmé par le maire constituent autant d’éléments précis et vérifiables.
Infocapagde les examinera donc, documents à l’appui, avec la même méthode que celle que nous appliquons depuis des années, publier les pièces, vérifier les faits et permettre à chacun de se faire sa propre opinion.
Publié le : Samedi 5 septembre 2026 à 14:35

Le CDPCA fait reculer l'équipe municipale et exige un audit du Parquet Financier et la compensation de nos frais de justice !
Depuis des années, les plaisanciers du Cap d'Agde subissent une véritable spoliation tarifaire : nos redevances d'amarrage sont 17 % plus chères que celles du port de La Grande-Motte.
Les condamnations prononcées par la Cour des comptes le 7 juillet 2026 contre d'anciens dirigeants de la SODEAL l'ont définitivement prouvé le port d'Agde a servi de caisse enregistreuse pour financer de graves fautes de gestion au détriment des usagers
Alors que la nouvelle municipalité RN d'Aurélien Lopez-Liguori s'était engagée publiquement à faire un audit des comptes de la sodeal et à confier sa liquidation à un professionnel indépendant de droit privé, elle a tenté en juin 2026 un coup de force administratif.
Le CDPCA est immédiatement intervenu pour bloquer ce passage en force
Victoire d'étape : La municipalité RN a dû reculer sous la pression de notre recours. Le CDPCA a empêché qu'un agent municipal gère de façon unilatérale un million d'euros de flux financiers.
Ce n'est pas parce que le maire tente d'éteindre l'incendie en retirant son arrêté au dernier moment que l'addition s'efface.
Le CDPCA sera bien présent à l'audience du 13 août 2026 devant le Tribunal administratif.
Nous y porterons deux demandes très simples et fermes :
Le CDPCA reste mobilisé devant la justice pour faire respecter la transparence de la gestion de nos ports.
Amis plaisanciers nous comptons sur votre soutien financier.
« Depuis des années les plaisanciers du Cap d'Agde subissent une véritable spoliation tarifaire : nos redevances d'amarrage sont 17% plus chères que celles du port de la Grande Motte »
FAUX ! Le comparatif entre les ports d'Agde et de la Grande Motte se doit d'inclure les services basiques qui sont compris dans le prix forfaitaire du Cap d'Agde et qui viennent, pour le port de la Grande Motte, comme des options onéreuses et pourtant indispensables comme l'électricité.
| Catégorie bateau | Cap d'Agde 2026 Électricité incluse |
La Grande-Motte Hors électricité |
Forfait électrique | La Grande-Motte Électricité comprise |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 1 354,80 € | 1 025,70 € | 484,80 € – 16 mono | 1 510,50 € |
| 2 | 1 813,51 € | 1 606,30 € | 484,80 € – 16 mono | 2 091,10 € |
| 3 | 2 235,18 € | 1 998,00 € | 484,80 € – 16 mono | 2 482,80 € |
| 4 | 2 699,39 € | 2 398,90 € | 484,80 € – 16 mono | 2 883,70 € |
| 5 | 3 237,69 € | 2 893,30 € | 484,80 € – 16 mono | 3 378,10 € |
| 6 | 3 928,88 € | 3 499,20 € | 484,80 € – 16 mono | 3 984,00 € |
| 7 | 4 795,78 € | 4 420,80 € | 969,60 € – 32 mono | 5 390,40 € |
| 8 | 5 821,63 € | 5 328,90 € | 969,60 € – 32 mono | 6 298,50 € |
| 9 | 7 602,98 € | 6 566,40 € | 1 908,90 € – 63 mono | 8 475,30 € |
Nous voyons qu'à service égal le port d'AGDE non seulement ne spolie pas ses usagers mais ses prix sont entre 1.38% et 17,30% moins chers que son voisin de la Grande Motte !
« Alors que la nouvelle municipalité RN d'Aurélien Lopez-Liguori s'était engagée publiquement à faire un audit des comptes de la sodeal et à confier sa liquidation à un professionnel indépendant de droit privé, elle a tenté en juin 2026 un coup de force administratif. »
La chambre régionale des Comptes a déjà réalisé un audit financier. Par ailleurs, un audit financier sur l'ensemble des comptes de la ville d'Agde est en cours dont la régie des ports fait partie. La Direction Départementale des Finances Publiques est également à nos côtés pour aider à la bonne gestion comptable.
Sur le plan de l'indépendance et du sérieux on ne peut pas mieux faire ! Le 27 juillet l'AG de la SODEAL en liquidation a désigné le liquidateur et le commissaire aux comptes qui sont tous les deux des professionnels indépendants tenus à la déontologie attachée à leur Ordre. Que vient faire « un coup de force administratif » là-dedans !
« 27 juillet 2026 : Prise de panique face à l'échéance judiciaire, la SODEAL convoque précipitamment une AG pour proposer et désigner un liquidateur de droit privé »
Aucune précipitation mais le respect des procédures et des délais ! À partir de la démission de la liquidatrice, nous avons recherché des professionnels qui acceptent les fonctions de liquidateur et de commissaire aux comptes.
Le cabinet MEI représenté par Benjamin PIAZZA, expert-comptable reconnu sur la place de Montpellier nous a fait connaître son acceptation de principe du mandat de liquidateur le 8 juillet. Idem pour le commissaire aux comptes.
Si nous étions passés par le tribunal de commerce, la désignation aurait pu prendre plusieurs mois. Or il est temps de pouvoir concentrer les énergies pour l'avenir des ports d'Agde. Le choix de professionnels des comptes, totalement étrangers à la situation passée de la SODEAL ressort d'un choix affirmé de la nouvelle municipalité.
Ni « précipitation », ni de « panique », on ne saurait d'ailleurs pour quel motif, la municipalité actuelle étant totalement étrangère à la gestion passée.
En respect du délai de convocation de 15 jours, une assemblée générale s'est tenue le 27 juillet en toute sérénité en présence notamment de la Banque des Territoires.
Une nouvelle AG se réunit le 25 août sans précipitation non plus et en accord avec la Banque des Territoires pour valider et autoriser les conventions de mission du liquidateur et du nouveau commissaire aux comptes.
Tout cela se déroule conformément aux règles établies et dans le respect des délais en vigueur sans la moindre pression de quiconque.
« Le 8 juin 2026 : Par l'arrêté municipal N° A_AP_2026_0160, le maire d'Agde attribue une délégation de signature exorbitante à M. David Masella, condamné le 7 juillet 2026 par la chambre du Contentieux de la Cour des Comptes, l'autorisant à réaliser des opérations bancaires allant jusqu'à 1 000 000 € entre les comptes de la SODEAL et ceux de la Régie publique des ports »
Cet arrêté n'était que le renouvellement de l'arrêté précédent pris en considération d'un principe de continuité de fonctionnement, chaque opération devant être validée et signée sous l'exclusive autorité du liquidateur en titre quel que soit le titulaire de l'arrêté.
Aucun mouvement en dépense comme en recette n'a été opéré en vertu de cet arrêté.
Le liquidateur nommé le 27 juillet dernier signera à l'exclusive l'ensemble des opérations et actes pour le compte de la SODEAL. Suite à la nomination du liquidateur, l'arrêté n'ayant pas d'utilité a été retiré.
« Garder la mainmise en interne sur les flux financiers de la liquidation, sans contrôle véritable »
Cette affirmation est absolument inexacte. C'est bien le contraire ! Depuis que je suis maire, Il n'y a aucune mainmise de quiconque et le contrôle est multiple !
Que les choses soient claires ! à compter de mon élection, aucune opération comptable et financière entre la SODEAL et la régie des ports n'a pu être effectuée sans le quintuple contrôle exigeant du cabinet d'expertise comptable AXIOME, des services financiers de la ville avec l'appui et l'expertise technique de la Direction Départementale des Finances Publiques DDFIP et naturellement du liquidateur et à posteriori du commissaire aux comptes.
Publié le : Mercredi 12 août 2026 à 09:35

Les comptes 2025 de la SODEAL sont désormais publics et leur lecture réserve une sacrée surprise.
La SODEAL reconnaît elle-même que, lors de la remunicipalisation, « des factures de ventes ont été émises indûment ».
Montant des avoirs comptabilisés pour corriger ces facturations : 3 094 211 € !
Plus incroyable encore, les comptes précisent qu'un travail d'analyse doit être mené en 2026 pour démêler cette situation.
Pendant ce temps, la SODEAL a disparu et près de 9 millions d'euros d'actifs immobilisés ont quasiment disparu de son bilan à la suite des transferts, 6,198 millions d'euros de biens de retour ont notamment été transférés à la collectivité.
Le centre nautique est sorti du périmètre portuaire, mais pour les plaisanciers, où est le changement ? Où est la baisse ? Où est la restitution ?
Attention, rien ne permet encore d'affirmer que les 3,094 millions d'euros sont dus aux plaisanciers.
Mais une chose est désormais incontournable, qui a été indûment facturé, pour quoi, et qui doit être remboursé ?
Le CDPCA demandera des comptes parce que dissoudre la SODEAL ne doit surtout pas permettre de dissoudre l'addition.
Publié le : Mardi 1 septembre 2026 à 13:43

Alors que la SODEAL poursuit sa phase de liquidation amiable engagée début 2026 malgré l'arrêt de la Cour des Comptes, deux points essentiels continuent de susciter l'incompréhension des plaisanciers du Cap d'Agde.
A ce jour, le bilan financier de l'exercice 2025 n'est toujours pas consultable. Dans un contexte de transition administrative et de passage en régie directe des ports, l'absence de publication officielle de ces comptes empêche les usagers de connaître précisément la situation comptable de la société à la clôture de l'exercice.
Une autre interrogation concerne la procédure judiciaire initiée par la SODEAL contre un conseiller portuaire pour diffamation.
Pour les plaisanciers, le maintien prolongé de cette action judiciaire pose la question de la pertinence de poursuivre des litiges d'opinion coûteux face à des alertes qui se sont révélées fondées sur des faits réels.
Publié le : Dimanche 30 août 2026 à 10:04

Le CDPCA conteste l'arrêté municipal n° A AP 2026 0204 du 8 juillet 2026. Cet acte attribue à l'adjoint aux ports, Éric Oulieu, la signature des bons de commande d'investissement « quel que soit le montant ». Pour le collectif, cette absence totale de plafond financier viole les règles du droit public et crée un risque juridique sur les marchés portuaires.
Afin d'obtenir une régularisation sans passer immédiatement par les tribunaux, le CDPCA a enclenché deux démarches préalables
Publié le : Dimanche 23 août 2026 à 09:21

Alors que le passage en Régie municipale sous forme de SPIC devait garantir rigueur comptable et transparence après les dérives de l'ère SODEAL, la nouvelle municipalité enchaîne les arrêtés juridiquement contestables.
Le 8 juin 2026, un arrêté municipal conférait à David Masella, directeur des infrastructures portuaires et ancien cadre de la SODEAL, le pouvoir d'effectuer des mouvements financiers allant jusqu'à 1 million d'euros entre la SODEAL en liquidation et la Régie du port.
Face à la saisine en référé-suspension devant le Tribunal Administratif de Montpellier par le CDPCA, dénonçant une opacité et un risque de confusion des patrimoines, la municipalité avait préféré retirer l'arrêté in extremis le 10 août 2026, évitant un désaveu judiciaire immédiat.
Juste après l'arrêt du 07 juillet 2026 de la Cour des Comptes, par l'arrêté n° A AP 2026 0204 du 08 juillet 2026, la mairie attribue à M. Éric Oulieu, Adjoint délégué aux Ports et au Milieu Marin, la signature des actes de gestion du quartier et des ports. Si la prise en charge des formalités douanières ou d'immatriculation des véhicules relève de la gestion administrative courante, l'article 2 de l'arrêté comporte une clause stupéfiante : « Dans le domaine des ports d'Agde, il a délégation de signature pour les bons de commande de fonctionnement et d'investissement quel que soit le montant ».
Le CDPCA rappelle qu'un SPIC portuaire exploité en régie est soumis à des règles comptables strictes (équilibre budgétaire, étanchéité par rapport au budget général de la commune et respect des règles de la commande publique).
Même si le Conseil municipal a délégué au maire la passation des marchés publics (délibération n° 2 du 27 mars 2026), le maire ne peut pas sous-déléguer à un adjoint la signature de bons de commande d'investissement d'un montant illimité.
Une telle absence de cadrage ou de plafond financier prive le Conseil municipal et le maire de leur contrôle budgétaire, ce que le juge administratif sanctionne systématiquement pour excès de pouvoir.
Le collectif étudie d'ores et déjà un recours devant le Tribunal Administratif de Montpellier si le Maire, Aurélien Lopez-Liguori, ne rectifie pas au plus vite l'article 2 de son arrêté.
Publié le : Vendredi 21 août 2026 à 15:09

Le 10 mars 2026, à quelques jours des élections municipales, Sébastien Frey signait avec AUGEFi une lettre de mission pour la comptabilité du SPIC portuaire jusqu’en 2027.
D’autant que le dispositif du SPIC portuaire était déjà contesté devant la justice par le CDPCA.
Et ce n’est pas le seul dossier que le nouveau maire doit désormais gérer. Il y a aussi la passerelle sur l’Hérault, dont l’utilité est fortement contestée, mais dont la nouvelle municipalité doit désormais assumer les conséquences.
Deux engagements importants pris avant l’alternance, sur lesquels le nouveau maire doit aujourd’hui composer.
Une chose est certaine : pour Aurélien Lopez-Liguori, gagner l’élection ne signifie manifestement pas repartir d’une page blanche.
Publié le : Mercredi 19 août 2026 à 22:02

Jusqu’où ira l’impunité ? C’est la question lancinante qui brûle les lèvres sur le port du Cap d'Agde. Alors que les déboires financiers et juridiques de la SODEAL s'accumulent, la passivité de l'État suscite un malaise profond chez les plaisanciers.
Sommes-nous encore dans un État de droit ou dans un système où la classe politique bénéficie d'un totem d'immunité ?
Dans une récente enquête, le magazine Marianne interrogeait le cynisme du système politique agathois : comment les dérives, les arrangements et les scandales accumulés sous le règne de Gilles d'Ettore, puis entretenus par son système et ses affidés, ont fini par paver la voie à la victoire du Rassemblement National. Consultez
Pourtant, malgré les promesses de changement, la mise en place du SPIC (Régie municipale) n'a été qu'un ravalement de façade. Les méthodes sont restées les mêmes :
Aujourd'hui, les pièces du dossier révèlent des faits d'une gravité exceptionnelle :
AG de la Sodeal du 27/07/2026Consulter
Comme si ce déni de droit ne suffisait pas, on marche désormais sur la tête. Philippe Revilliod, conseiller portuaire et responsable d’Infocapagde, est renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Paris à la suite d'une plainte en diffamation déposée par la SODEAL en 2024.
Son "crime" ?
Avoir dénoncé publiquement des dérives et l'imputation illégale des travaux de quais sur les redevances des plaisanciers, des faits pourtant définitivement confirmés et sanctionnés par la juridiction financière !
Le comble de l'ironie, ce sont les redevances des plaisanciers eux-mêmes qui financent les frais d'avocat engagés par la SODEAL pour poursuivre leur propre représentant portuaire !
Utiliser les deniers des plaisanciers pour faire taire ceux qui révèlent la vérité illustre jusqu'à l'absurde le verrouillage du système.
C'est là que le scandale local devient un scandale d'État.
Comment le contrôle de légalité de la Préfecture peut-il laisser valider de telles délibérations ?
Comment les services de l'État peuvent-ils tolérer le maintien d'une liquidation amiable pour une structure en faillite non avouée ?
Face à ce qu'il faut bien appeler un laxisme institutionnel, le sentiment d'une justice à deux vitesses prévaut. Le système politique local semble pouvoir bafouer les textes de loi et les décisions juridictionnelles sans jamais être inquiété.
Face à cette inertie, le Collectif Des Plaisanciers du Cap d'Agde (CDPCA) refuse de capituler. Par courrier recommandé adressé le 17 août 2026 à la Préfète de l'Hérault, le CDPCA a posé des demandes précises et un ultime ultimatum de 8 jours :
Le CDPCA le martèle, la classe politique et l'administration ne peuvent pas indéfiniment s'affranchir du droit.
Les plaisanciers exigent la vérité, le respect des décisions de justice, la fin des poursuites baillons contre leurs représentants et la restitution intégrale de leur dû.
Si les services de l'État persistent dans leur mutisme, le CDPCA élargira les poursuites judiciaires. Le combat continue, plus déterminé que jamais.
Publié le : Mardi 18 août 2026 à 12:22

Le Collectif de Défense des Plaisanciers du Cap d'Agde (CDPCA) prend acte de l'ordonnance n° 2605939 rendue ce jeudi 13 août 2026 par la juge des référés du Tribunal Administratif de Montpellier.
Saisi en urgence par le CDPCA le 17 juillet 2026, le Tribunal Administratif a constaté le retrait rétroactif, par le Maire d'Agde le 10 août 2026, de l'arrêté n° AP-2026-0160 du 8 juin 2026.
Cet arrêté contesté visait à accorder une délégation de signature bancaire allant jusqu'à 1 million d'euros sur les comptes de la SODEAL en liquidation à un agent de la régie publique des ports. Face au recours intenté par notre association pour empêcher toute opacité et confusion de patrimoines entre finances publiques et privées, la municipalité a été contrainte d'annuler elle-même sa propre décision à 48 heures de l'audience.
Le CDPCA se félicite du rejet catégorique par la juge de la demande d'indemnisation formulée par la Mairie d'Agde, qui osait réclamer 1 500 € de frais aux usagers bénévoles mobilisés pour faire respecter la légalité.
Si le retrait de l'arrêté met fin à la procédure de référé d'urgence, il ne solde en rien les questions cruciales relatives à la gestion et à la liquidation de la SODEAL.
Le CDPCA continuera d'exiger la transparence intégrale sur les comptes de clôture de la concession portuaire et d'informer les usagers avec la plus grande rigueur.
Contactée la Présidente nous a déclaré
« C'est une victoire essentielle pour les plaisanciers : sans notre recours en justice, cet arrêté illégal s'appliquerait toujours. Nous restons plus que jamais vigilants sur les suites de la liquidation de la SODEAL. »
Publié le : Vendredi 14 août 2026 à 10:52

Ce jeudi 13 août à 11h00, la Présidente du CDPCA, Évelyne Portier, intervenait devant le Tribunal Administratif de Montpellier pour défendre la transparence financière des ports du Cap d'Agde.
Au cœur du litige : l'arrêté municipal du 8 juin qui accordait une délégation bancaire allant jusqu'à 1 million d'euros sur les comptes de la SODEAL en liquidation à un agent municipal. Face au risque de confusion entre comptes privés et régie publique, le CDPCA avait immédiatement attaqué la décision en référé.
Prise de court, la municipalité a tenté d'esquiver l'audience à 48 heures du procès :
10 août : Le Maire a pris l'arrêté $N^circtext{ A_AP_2026_0225}$ pour annuler la délégation contestée.
La Mairie a prétexté la désignation d'un "nouveau liquidateur" lors de l'AG du 27 juillet pour justifier ce recul.
Devant le juge des référés, Évelyne Portier a démonté cet argumentaire de façade.
C'est l'action judiciaire du CDPCA qui a contraint la Mairie à annuler son arrêté initial.
Le CDPCA a versé ce matin un extrait INFOGREFFE du RCS prouvant qu'à ce jour, seule Mme Clémence Raphanel est légalement enregistrée comme liquidatrice.
La prétendue nomination du 27 juillet n'a fait l'objet d'aucune publication légale.
Le juge aurait d'ailleurs fait remarquer que la défense ne produit aucun document officiel qui confirmerait les dires du Maire.
Le PV d'AG du 27 juillet (versé aux débats par la Mairie elle-même) révèle une perte de -519 297 € sur l'exercice.
Pendant plus d'un mois, la municipalité est restée inerte après les sanctions de la Cour des comptes du 7 juillet visant d'anciens dirigeants.
Évelyne Portier a soutenu formellement ce matin :
Evelyne Portier, Présidente du CDPCA nous a déclaré : « Pas question de liquider la SODEAL en catimini ni d'éponger les erreurs de gestion sur le dos des plaisanciers. Nous exigeons toute la vérité ».
Publié le : Jeudi 13 août 2026 à 15:12

Le Cap d’Agde, un port de plaisance d’envergure en Méditerranée
MIDI LIBRE - PHOTO AERIENNE MICHEL DESNOS / PILOTE GERARD GRILLET
Midi Libre 11/08/2026
Le maire d’Agde, Aurélien Lopez Liguori, a annoncé le 11 août le recrutement d’un directeur général pour la régie des ports, après un rapport critique de la Chambre régionale des comptes. Un officier du corps des ingénieurs d’infrastructure de la Défense prendra ses fonctions le 15 octobre, visant à redresser la gestion portuaire.
Le maire d’Agde, Aurélien Lopez Liguori, a annoncé ce mardi 11 août, dans un communiqué de presse, le recrutement d’un directeur général de la régie des ports.
C’est l’ancien maire Sébastien Frey, en septembre 2024, qui avait annoncé la remunicipalisation de la gestion des ports de plaisance. Décision qui faisait suite, en 2023, à la publication d’un rapport incendiaire de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la Sodéal, pour la période 2017-2022.
De nombreux manquements avaient notamment été observés et ont même donné lieu à de fortes amendes financières à l’encontre de trois anciens cadres.
Maire depuis mars dernier, Aurélien Lopez Liguori rappelle qu’il s’était prononcé, "dès les premiers conseils municipaux du mandat, sur mon attachement à cet atout exceptionnel pour Agde que représente le troisième port de plaisance français et le premier de Méditerranée pour le nombre d’anneaux publics (hors marinas)."
Il évoque aussi une priorité : "mettre en place une direction générale, puis inverser ce sous-investissement dangereux qu’a fustigé la Chambre régionale des comptes. Savoir si la régie (municipale) est le meilleur outil de gestion, nous le verrons aussi plus tard."
Un véritable adjoint aux ports, Eric Oulieu, un professionnel du nautisme, a également été nommé par le maire.
Il fallait dénicher un profil capable de diriger la régie des ports, donc.
Ce qui est fait, comme le confirme le premier édile d’Agde : "j’ai demandé à Jean-Pascal Ruvira, adjoint au personnel, d’enclencher la procédure de recrutement d’un directeur général de la régie.
Tenant compte des délais incompressibles, à partir du 15 octobre prochain, c’est un officier du corps des ingénieurs d’infrastructure de la Défense, ayant notamment en charge les infrastructures "Atlantique" (port militaire de Brest, de Lorient…), qui prendra la direction des ports d’Agde à nos côtés.
Mon choix c’est l’expérience et la rigueur !"
Quant à l’avenir de la Sodéal, aujourd’hui en liquidation et sans activité, Aurélien Lopez Liguori donne également quelques informations : "j’ai provoqué une assemblée générale extraordinaire, qui s’est tenue le 27 juillet dernier.
Cette assemblée a nommé sur la proposition de la Ville un nouveau liquidateur, que nous voulions professionnel des comptes et totalement extérieur à l’historique de la Sodeal, ainsi qu’un nouveau commissaire aux comptes, selon les mêmes critères", explique-t-il. "Partant de là, l’ensemble des opérations sont désormais sous la seule responsabilité et signature du liquidateur."
Publié le : Mardi 11 août 2026 à 17:08

Lien vers le Flyer à imprimer pour obtenir 4 flyers par page à distribuer à vos voisins de pontons.
Merci de nous aider à diffuser cette demande d'aide auprès des plaisanciers.
Publié le : Mardi 11 août 2026 à 10:01

Alors que la Mairie d’Agde avait acté la fin anticipée de la concession de la SODEAL au profit d’un retour en régie directe (SPIC), l’examen minutieux des comptes sociaux 2024 de la SEM révèle une manœuvre comptable et financière d'envergure. Entre 2023 et 2024, le poste des « Biens de retour » (compte 2250010) a bondi de 2,29 M€ à 5,05 M€ bruts.
Comment expliquer un tel gonflement à quelques mois seulement de la liquidation de la société ? Décryptage d'une stratégie de transfert de charges.
Dans une délégation de service public (DSP), les biens de retour désignent l'ensemble des infrastructures, équipements et aménagements fixes (quais, pontons, réseaux, outillages) indispensables au fonctionnement du port. D'un point de vue juridique, ils appartiennent dès l'origine à la collectivité concédante (la Mairie) ou lui reviennent de plein droit et gratuitement en fin de contrat.
Quand la SODEAL réalise des travaux d'aménagement sur le domaine portuaire, leur valeur est inscrite à l'actif de son bilan sous cette ligne comptable.
Pour réaliser en urgence de lourds travaux d'infrastructures avant sa dissolution, la SODEAL aurait été sollicitée pour engager massivement des dépense d'aménagement. Ne disposant pas de la trésorerie nécessaire, la SEM s'est lourdement endettée auprès des banques (SMC, Banque Populaire, Crédit Agricole) : + 4,05 M€ d'emprunts nouveaux souscrits sur le seul exercice 2024.
Une dette bancaire globale grimpant à 5,29 M€ à la veille de la liquidation.
Ce gonflement artificiel de l'actif par de nouveaux chantiers a ainsi été directement financé par une dette bancaire record que la SODEAL laisse derrière elle.
La manœuvre est claire : en faisant souscrire ces emprunts par la SODEAL avant sa fermeture, la municipalité aurait préparé le transfert de ces charges. Lors du passage en régie directe, la collectivité récupère les biens de retour... mais intègre également la dette associée de 5,29 M€ au budget annexe du nouveau SPIC Portuaire.
La manœuvre de l'ancienne municipalité et l'absence de réaction du nouveau Maire trouvent aujourd'hui leur grain de sable avec la décision de la Chambre du Contentieux de la Cour des Comptes : celle-ci a déclaré comme illégal l'engagement de 2,6 millions d'euros pour la réhabilitation des quais de Beaupré et de la Trinquette.
La dissolution amiable, dans un contexte de lourdes fautes de gestion dénoncées par la Cour des Comptes ne saurait constituer un permis d'amnistie pour les décideurs publics. Ni la dissolution précipitée de la SODEAL, ni la création d'un nouveau service public (SPIC) n'ont le pouvoir d'effacer les préjudices financiers subis par les usagers depuis 2021, ni d'éteindre les procédures administratives et pénales en cours visant à sanctionner les fautes de gestion relevées.
Il faut maintenant restituer cette imputation irrégulière aux plaisanciers.
Publié le : Samedi 8 août 2026 à 21:38

L’arrêt de la Chambre du contentieux de la Cour des comptes concernant la SODEAL et le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) ne laissent plus place au doute. Les dérives de la gestion passée sont gravées dans le marbre des institutions financières.
Face à ce constat implacable, les plaisanciers, seuls concernés et lésés par ces préjudices attendent désormais des actes fermes du nouveau Maire, Aurélien Lopez Liguori.
Le passif financier supporté par les usagers du port est colossal et chiffré :
C'est là que le bât blesse et que la colère monte sur les pontons. La nouvelle équipe municipale prône une feuille de route basée sur la rigueur et la transparence, confiant la gestion des ports et le suivi du dossier à Éric Oulieu, adjoint délégué aux ports.

Mrs D'Ettore, Maire, Boucher, Directeur général Sodeal,
Oulieu, Vice-Président Sodeal, Frey, Président Sodeal en 2013
Face à des preuves aussi accablantes et au scepticisme grandissant entourant la gouvernance actuelle, le temps des demi-mesures est révolu. Les plaisanciers exigent la fin immédiate des passe-droits et posent une question cruciale : le Maire a-t-il l’intention de déposer plainte contre toutes les personnes impliquées dans ces dérives, sans exception ?
Le renouveau du deuxième port de plaisance de Méditerranée ne pourra se faire sans une totale opération mains propres.
Les plaisanciers resteront intransigeants : les millions détournés doivent être restitués, et tous les responsables, passés comme présents, traduits devant la justice.
Publié le : Lundi 3 août 2026 à 09:48