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Revue Presse : A Sète, les pêcheurs de thons sur le gril

La pêche au thon en eaux troubles ?

Midi Libre 07/04/2013

Après la garde à vue de plusieurs personnes du groupe Avallone, d'autres pêcheurs devraient être entendus dès demain par le Groupe d'intervention et de recherche. La rétribution des marins est en question.

Les enquêteurs du Groupe d’intervention et de recherche (Gir) ont commencé par le plus emblématique d’entre eux : le groupe sétois Avallone, mais dans les jours qui viennent, d’autres pêcheurs de thons devraient passer sur le gril. Cette semaine, l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Montpellier il y a un peu plus d’un an, à la suite des plaintes de plusieurs dizaines de matelots, a pris un tour spectaculaire.

Le clan Avallone entendu

Mardi et mercredi, Jean-Marie Avallone, longtemps premier prud’homme de Sète, son frère Christian, gérant de l’une des sociétés d’armement du groupe, tout comme Généreux, fils du premier, et éric Valentin, gendre du second, ont été entendus dans le cadre de la garde à vue par les hommes du Gir.Les enquêteurs avaient également convoqué le capitaine de pêche de l’un des bateaux, ainsi que la fille de Jean-Marie Avallone, directrice de la société de mareyage de ce groupe familial et son comptable. Ces deux derniers ont passé la nuit de mardi à mercredi au Gir. Selon nos informations, ces six personnes auraient été interrogées sur la tenue de la comptabilité des sociétés d’armements et de mareyage.

Vérification de charges anormales

L’objectif du Gir était de vérifier si des charges anormales n’avaient pas été imputées au chiffre d’affaires des bateaux soit par les armateurs eux-mêmes, soit par la société de mareyage à laquelle les armements vendent le produit de leur pêche.Les hommes de bord sont en effet payés à la part d’équipage. Celle-ci résulte d’un partage du chiffre d’affaires du bateau entre l’armement et les marins, une fois les charges déduites (gazole, entretien, assurances...). Imputer des charges anormales reviendrait donc à minorer la rétribution des marins.

Problèmes entre équipages et patrons

Les premiers problèmes entre les équipages de thoniers et les patrons des armements ont surgi après la mise en place, en 2006, d’un plan de reconstitution de la ressource menacée par la surpêche. La baisse drastique des quotas, qui s’est amplifiée pour la France après la campagne calamiteuse de 2007 marquée par une fraude massive, a considérablement amputé la rémunération de marins de moins en moins nombreux.

Plaintes déposées par 80 matelots

Autrefois très lucratives, les campagnes thonières le sont beaucoup moins aujourd’hui. Par ailleurs, la mise en cage des thons vivants sans que les hommes de bord puissent apprécier eux-mêmes la quantité de poissons capturés a nourri nombre de suspicions. Elles sont à l’origine des plaintes déposées par 80 matelots contre leurs armements via le syndicat FO des gens de mer.Après celles du groupe Avalonne, les auditions devant le Gir devraient se succéder dans les prochains jours.



Publié le : Lundi 08 avril 2013