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Publiée le 18-01-2020

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Revue Presse : Un bilan 2007 record à la criée du Grau d'Agde




dition du mercredi 30 janvier 2008

Si 2007 s'est achevée dans le drame avec le naufrage du "Marcel d'Isanto" et la mort d'un de ses matelots, l'année restera pourtant aussi celle de toutes les satisfactions à la criée aux poissons du Grau d'Agde. Jamais, dans son histoire, on y avait atteint de tels chiffres. En totalisant 1 639 tonnes de poissons débarqués sur l'année, c'est une hausse de 34 % des apports qui a ainsi été enregistrée par rapport à 2006. A l'exception du "coup de frein" qu'avaient connu 2004 et 2005, la criée peut, depuis 1999, se flatter d'avoir ainsi, chaque année, vu les quantités débarquées progresser de 10 % en moyenne. 852 tonnes en 1999, 1 639 en 2007 : un bond de 92 %. La quantité donc, mais aussi la valeur du poisson qui, pour 2007, a aussi progressé de 23 %, le prix moyen au kilo ayant ainsi grimpé de près de 50 % depuis 1999.

Au classement des criées publiques méditerranéennes, ces chiffres confortent aussi celle du Grau comme la seconde, derrière Sète (3 541 tonnes), et celle dont la hausse des apports a été la plus forte (34 % contre 8 % à Sète). A l'autre bout de la chaîne, le marché a lui aussi été réactif, les mareyeurs et grossistes (84 % des achats) ayant d'ailleurs vu leur nombre augmenter sensiblement sur les bancs de la salle des ventes (26 contre 16 en 2006). « Un marché porteur et une criée du Grau plus attractive dans son offre » , explique son directeur, Philippe Maingourd, pour qui les raisons de cette année historique sont multiples.

Une flotille au complet avec ses 12 chalutiers de fond qui assurent 85 % des quantités débarquées. Mais aussi ses 73 "petits métiers" dont le rôle économique est précieux puisqu'en termes de valeur, leurs prises représentent 25 % du chiffre global. « Les prises ont également progressé sur toutes les espèces, avec toujours des "valeurs sûres" que sont le poulpe, le merlu, le grondin. Mais le maquereau ayant le plus progressé en quantité (342 tonnes), sa faible valeur a paradoxalement "freiné" légèrement le bilan général » . Euphorie générale donc ? Philippe Maingourd tempère : « C'est effectivement une bonne année, mais la prudence s'impose.

Les apports ont progressé, mais le prix du gas oil aussi. Les bons résultats ont permis de compenser cette hausse qui demeure une menace dans une atmosphère par ailleurs très incertaine notamment pour l'avenir de la thonaille » . D'ou la nécessité de continuer à armer la criée (les travaux d'allongement des quais devraient débuter cette année) pour anticiper tout "creux de vague".

redactionredaction Publié le : Mercredi 30 janvier 2008