Rafales : 5 nds
Température mer :

© Stéphane Hugonnet Président Sodeal 2015/2025
Les révélations successives de la Chambre régionale des comptes, puis l’ouverture de procédures devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes, confirment aujourd’hui ce que de nombreux plaisanciers dénoncent depuis des années : la gestion des ports et des équipements nautiques a été profondément défaillante et opaque.
Pendant trop longtemps, les recettes importantes générées par le port de plaisance du Cap d’Agde n’ont pas été correctement réinvesties dans l’entretien et la sécurité des infrastructures. Les rapports officiels ont confirmé des choix de gestion contestables, des carences graves en matière d’investissement, ainsi que des dysfonctionnements organisationnels majeurs. Le résultat est connu de tous : des équipements vieillissants, parfois dangereux, alors même que les moyens financiers existaient.
L’ouverture de la procédure devant la Cour des comptes, ainsi que les plaintes déposées auprès du procureur de la République de Béziers, marquent une étape importante : ce dossier n’est plus seulement technique ou administratif, il devient pleinement judiciaire. Et ce n’est probablement que le début d’un processus qui devra établir les responsabilités et faire toute la lumière sur des années de gestion contestée.
Mais rien n’est acquis. Les plaisanciers doivent rester vigilants et unis. Les enjeux sont désormais clairs : sécurité des installations, transparence de la gestion, respect des investissements portuaires et défense des intérêts des usagers.
Dans cette perspective, le CDPCA demeure un outil collectif essentiel. Son action repose sur l’engagement des plaisanciers eux-mêmes. Plus il sera fort, plus la voix des usagers sera entendue face aux décisions qui engagent l’avenir du port.
Il est aujourd’hui indispensable que chaque plaisancier prenne conscience de l’importance de cette mobilisation et rejoigne le CDPCA.
C’est par l’unité, la vigilance et la participation active que les plaisanciers pourront garantir une gestion enfin transparente, rigoureuse et conforme à l’intérêt général du port du Cap d’Agde.
L'ancien Pdg de la Sodeal Stephane Hugonnet comparaitra le mardi 19 mai 2026 devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes à Paris
Publié le : Lundi 11 mai 2026 à 11:56

© Infocapagde
Ce simulateur pédagogique, développé par Infocapagde, a pour objectif de rendre accessibles les bases de la navigation à la voile de manière simple, visuelle et interactive.
En jouant uniquement sur deux paramètres essentiels, le cap du bateau et le réglage de la bôme, l’utilisateur peut comprendre concrètement comment un voilier se déplace par rapport au vent. Le vent est volontairement fixé à 10 nds au chargement pour faciliter la lecture et permettre de se concentrer sur les notions fondamentales : les allures, l’efficacité du réglage de la voile et leur impact direct sur la vitesse. Vous pouvez modifier de 0 à 20 nds la force du vent qui souffle du Nord.
Le calcul de vitesse est basé par défaut sur un voilier de croisière lourd, représentant un bateau stable mais moins performant au près et en accélération.
Vous pouvez modifier ce comportement grâce à l’interrupteur pour basculer vers un voilier rapide, plus performant, plus réactif et optimisé pour la vitesse et les angles de navigation.
Chaque action se traduit immédiatement à l’écran :
Ce simulateur privilégie une approche pédagogique claire plutôt qu’un modèle physique complexe. Il permet ainsi aux plaisanciers, débutants comme confirmés, de mieux comprendre les principes essentiels sans entrer dans des calculs techniques.
Un outil simple, concret et efficace pour visualiser ce qui, sur l’eau, demande souvent du temps à appréhender.
Publié le : Vendredi 1 mai 2026 à 20:02

© Visuel Mairie Agde
Le projet de passerelle estimé à environ 8,5 millions d’euros continue de susciter des discussions à Agde, en raison de contraintes financières évoquées qui pourraient limiter toute évolution ou remise en cause du projet.
Selon la nouvelle municipalité, un désistement ou une modification importante pourrait entraîner des coûts élevés, rendant la situation difficilement réversible.
Cette évolution pourrait soulever des questions au regard de certaines préconisations de la Chambre régionale des comptes (CRC) et des principes de fonctionnement d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), notamment en matière d’équilibre financier.
Des démarches juridiques ou contentieuses seraient par ailleurs évoquées localement par certains acteurs, sans qu’elles soient à ce jour stabilisées.
Sans conclusion définitive, plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer ces situations, comme une anticipation financière imparfaite ou une sous-évaluation de certains coûts et risques.
L’entretien insuffisant de certaines infrastructures portuaires a été relevé dans plusieurs observations, notamment par la Chambre régionale des comptes.
Les besoins de remise en état sont importants et posent la question de leur financement et de leur répartition.
Certains éléments évoquent également des transferts financiers passés au sein de la gestion locale, ce qui alimente des interrogations sur l’équilibre global des comptes.
Ces différents éléments appellent des clarifications sur les engagements passés et sur les marges de manœuvre actuelles, dans un contexte où les enjeux financiers et portuaires restent particulièrement sensibles.
Publié le : Mercredi 29 avril 2026 à 16:56
Le conseil municipal du 22 avril 2026 se distingue par une avancée en matière de transparence, avec sa retransmission en direct sur Facebook, marquant une rupture avec les pratiques passées.
Plusieurs décisions concernent directement les ports. La commune a désigné ses représentants à l’Association des Communes Maritimes d’Occitanie ainsi que les membres du conseil d’exploitation des ports, incluant des élus et des personnalités qualifiées.
A noter l’absence du CDPCA, la seule association de défense des plaisanciers, ce qui interroge sur la représentativité des usagers.
Le projet CAP’EAU PROPRE vise à réduire de 70 à 80 % les pollutions issues des eaux de carénage, avec un investissement de 810 000 € HT.
Toutefois, ces travaux sur la zone technique peuvent surprendre au regard de la réhabilitation réalisée il y a un an, ce qui soulève la question de la cohérence et de la planification des investissements portuaires.
Concernant la SODEAL, le processus de dissolution engagé fin 2025 se poursuit, avec la désignation des représentants de la Ville.
Une subvention de 2 000 € a également été attribuée à la SNSM.
Enfin, la séance a été marquée par l’absence totale de questions de l’opposition, laissant ces sujets sans véritable débat.
Publié le : Vendredi 24 avril 2026 à 20:21

© BD
Vendredi 06 mars 2026, le maire de Menton, Yves Juhel (LR), a été condamné en première instance par la justice à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme. Le tribunal a également prononcé à son encontre une peine de dix ans d’inéligibilité.
Les faits retenus concernent des infractions graves : détournement de fonds publics et blanchiment. Cette décision, susceptible d’appel, marque néanmoins une étape importante dans la reconnaissance par la justice de manquements aux obligations fondamentales liées à l’exercice de responsabilités publiques.
Au-delà du cas individuel, cette condamnation rappelle avec force les principes essentiels qui doivent guider l’action publique : transparence, rigueur dans la gestion des fonds, et responsabilité vis-à-vis des citoyens.
Dans le domaine portuaire comme ailleurs, ces exigences prennent une dimension particulière. Les budgets liés aux ports de plaisance, à leur gestion et à leurs investissements, concernent directement les usagers, notamment les plaisanciers qui contribuent financièrement à leur fonctionnement.
Pour les plaisanciers du Cap d’Agde et d’ailleurs, cette affaire souligne l’importance d’une vigilance constante quant à l’utilisation des ressources publiques. La gestion des ports, qu’elle soit assurée en délégation ou en régie, doit répondre à des standards élevés de probité et de traçabilité.
Les usagers ont toute légitimité à demander des comptes sur les décisions prises, les investissements réalisés et l’affectation des budgets portuaires.
Dans un contexte où la gestion portuaire évolue, notamment avec des changements récents dans l’organisation et la gouvernance des ports, cette décision judiciaire résonne particulièrement.
Elle rappelle que la confiance entre les gestionnaires publics et les usagers repose avant tout sur une gestion exemplaire et transparente.
Publié le : Mardi 7 avril 2026 à 18:09

Dans le cadre du projet Tourisme 4 saisons, l’ancienne mairie aurait imaginé de transformer certaines berges de l’Hérault en plateformes flottantes pour proposer aux plaisanciers des services "premium" toute l’année… officiellement pour développer le tourisme, officieusement pour remplir un peu plus les caisses.
La nouvelle mairie a réagi avec humour :
Publié le : Mercredi 1 avril 2026 à 12:26

Sodeal liquidée au 31/12/2025 © Infocapagde
L’élection du nouveau maire d’Agde marque une véritable rupture et suscite de l’espoir chez les plaisanciers.
Au-delà des étiquettes politiques, c’est surtout la fin d’un entre-soi qui semble s’être exprimé.
Depuis trop longtemps, une partie de la population avait le sentiment d’un fonctionnement en vase clos, de décisions prises au sein d’un cercle restreint. Or, Agde est une ville dont la richesse repose aussi sur sa diversité, sur ces habitants venus d’ailleurs qui composent aujourd’hui une large majorité qui a fini par rejeter des pratiques de clan devenues insupportables.
L’arrivée d’un maire venu de Sète, qui fait le choix de s’investir à Agde malgré le confort d’un mandat de député, mérite d’être respectée. Plus jeune, il porte l’espoir d’une vision nouvelle.
Mais c’est sur les actes qu’il sera attendu.
La gestion des ports, aujourd’hui largement critiquée, devra être profondément revue. Le port est le poumon économique de la station : il exige transparence, rigueur et compétence et les plaisanciers jugeront sur pièces.
La rupture est annoncée, elle doit maintenant se concrétiser avant les décisions de justice.
Une rencontre est d’ailleurs prévue très prochainement, première étape attendue pour engager ce dialogue.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Dimanche 29 mars 2026 à 12:16

L’élection d’un nouveau maire ouvre une lueur d’espoir pour les plaisanciers du Cap d’Agde.
La SODEAL, épinglée par la Cour Régionale des Comptes, a été liquidée dans la précipitation, sans que la mairie ne tienne compte des contentieux ni du passif. Le SPIC, lui, reste sous instruction judiciaire, avec de nombreuses irrégularités suspectées.
Après 25 ans à se limiter à de simples comptes rendus avant chaque réunion, le Conseil portuaire pourrait-il enfin jouer son rôle de conseil et de contrôle ? Les plaisanciers attendent des réponses.
Qui sera reconduit ? Le Conseil d’exploitation des ports sera-t-il revu ? Ces choix détermineront l’avenir des ports et la confiance des usagers.
Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde, longtemps ignoré, persévérera plus que jamais pour défendre les intérêts des plaisanciers et veiller à ce que le nouveau maire rompe avec les pratiques du passé.
Les plaisanciers observent, attentifs. L’heure n’est plus aux promesses : il est temps de montrer que la gestion des ports peut enfin être transparente, équitable et tournée vers l’avenir.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Lundi 23 mars 2026 à 13:56

Qui pilote réellement la gestion de nos ports aujourd’hui ?
Des acteurs guidés par une vision à long terme, par l’intérêt des plaisanciers et du territoire… ou par une nécessité plus terre-à-terre, celle de préserver un revenu, un poste, une position ?
Peut-on sérieusement ignorer le fait que certains intervenants gravitent depuis toujours dans des fonctions financées par l’argent public, sans jamais avoir exercé ailleurs ?
Dans ce contexte, leurs décisions sont-elles toujours dictées par des convictions… ou parfois par la nécessité de rester en place ?
Lorsque la gestion portuaire devient un enjeu politique, peut-on garantir que les choix opérés, investissements, tarifs, priorités, répondent uniquement à l’intérêt général ?
Ou faut-il se demander si certaines orientations ne servent pas d’abord à maintenir un système, des équipes, des équilibres… voire des carrières ?
Les plaisanciers, eux, attendent de la transparence et de l’efficacité. Mais peuvent-ils avoir pleinement confiance lorsque ceux qui décident dépendent entièrement de la continuité du système qu’ils sont censés gérer ou réformer ?
Dans notre ville, où la gestion des ports est au cœur des enjeux économiques et locaux, la question mérite d’être posée sans détour, assistera-t-on à une gouvernance tournée vers l’avenir… ou à une mécanique où l’essentiel sera de durer ?
Peut-on parler d’indépendance de décision lorsque l’existence professionnelle dépend directement des choix politiques en cours ?
Et dans ce cas, qui osera vraiment remettre en cause ce qui devrait l’être ?
Enfin, une interrogation simple, mais essentielle : la gestion de nos ports sera-t-elle pensée pour les usagers… ou pour ceux qui en vivent ?
Un système en place depuis plus de 25 ans vient de tomber dimanche dernier. Une page s'est tournée, mais pour aller vers quoi ?
Le nouveau maire saura-t-il rompre avec les pratiques du passé ou les reconduira-t-il sous une autre forme ?
Pour l’heure, c’est une inconnue… qu’il faudra rapidement lever.
Publié le : Mercredi 18 mars 2026 à 10:22

Le premier tour des municipales à Agde a été sans appel : Sébastien Frey, maire sortant, termine troisième, devancé par Aurélien Lopez-Liguori (38,44 %) et Thierry Nadal (21,33 %).
Même une alliance de Nadal avec Frey ne suffirait pas à le sauver.
Depuis son élection, Frey a entretenu des relations particulièrement tendues avec l’opposition municipale, notamment avec le groupe conduit par Nadal.
Un rapprochement entre ces deux camps apparaît aujourd’hui peu crédible.
Le paysage politique agathois semble se transformer profondément.
Le 10 mars 2026, Frey a signé une lettre de mission avec la société AUGEFi pour la mission comptable 2025-2027 du SPIC portuaire, un système déjà contesté devant la justice par le CDPCA et un conseiller portuaire.
Le CDPCA a annoncé qu’il solliciterait rapidement une réunion avec le futur maire pour examiner la situation et envisager l’avenir de la gestion portuaire.
A quelques jours du second tour, un retrait éventuel de la liste Frey pourrait offrir aux électeurs le choix entre Lopez-Liguori et Nadal.
L’issue resterait incertaine, mais pour que ce scénario se concrétise, il faudra un peu de courage politique et des décisions claires.
Agde pourrait ainsi s’acheminer vers un changement de cap inédit.
Publié le : Lundi 16 mars 2026 à 13:29
De nombreux plaisanciers, notamment des berges de l’Hérault non concernés par le CLUPP, nous ont fait part de leur incompréhension et de leurs questions sur la gestion des ports.
Pour apporter transparence et information, j'ai demandé l’inscription à l’ordre du jour de la prochaine réunion de points essentiels : situation de la SODEAL, rapport de mission sur la remunicipalisation et le SPIC, périmètre et budget M4, et accès aux adresses des plaisanciers sous contrat avec le SPIC afin de pouvoir vous contacter indépendamment que par l'intermédiaire du site Infocapagde.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire

Publié le : Mercredi 11 mars 2026 à 11:14

Depuis plus de vingt cinq ans, le site Infocapagde informe bénévolement les plaisanciers sur la vie et la gestion des ports du Cap d’Agde. Cette démarche a toujours eu un seul objectif : permettre aux usagers d’être informés et de participer au débat sur la gestion de leur port.
A la suite de la publication, en mars 2024, d’un article soulevant des interrogations sur certains aspects de la gestion portuaire, une procédure judiciaire pour diffamation publique a été engagée. Dans ce cadre, j’ai récemment reçu un avis préalable à une éventuelle mise en examen émanant du tribunal judiciaire de Paris.
Conformément à la procédure prévue par la loi sur la liberté de la presse, j’ai adressé au juge d’instruction des observations écrites afin d’exposer le contexte dans lequel cet article avait été publié. Celui-ci s’inscrivait dans un débat public local portant sur la gestion d’un service public portuaire et reposait sur des documents et des éléments accessibles.
J’aborde naturellement cette démarche avec sérénité et avec une totale confiance dans la justice pour examiner les faits et le contexte dans lequel ils s’inscrivent.
Cette situation met cependant en lumière une réalité peu connue : les représentants des usagers au conseil portuaire, élus pour défendre les intérêts des plaisanciers, ne bénéficient d’aucune protection juridique particulière pour faire face aux procédures ou aux frais importants qui peuvent en découler.
Pourtant, le rôle d’un représentant d’usagers est aussi d’alerter, de questionner et de contribuer à la transparence sur la gestion d’un service public qui concerne directement les plaisanciers.
Dans ce contexte, les nombreux messages de soutien reçus de plaisanciers et de lecteurs d’Infocapagde sont particulièrement appréciés et rappellent l’importance d’une information indépendante sur la vie du port.
Infocapagde continuera, comme il le fait depuis 2001, à informer les usagers avec sérieux et indépendance sur les sujets qui concernent la vie du port.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Samedi 7 mars 2026 à 08:59

A la suite du rapport publié fin 2023 par la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la SEM SODEAL, la commune d’Agde a mis fin au contrat de délégation de service public qui liait la commune à cette société.
Depuis le 1er juin 2025, la gestion des ports est assurée en régie municipale dans le cadre d’un service public industriel et commercial (SPIC). Ces éléments constituent des faits administratifs établis et vérifiables.
Le présent article ne vise aucune personne. Il expose des questions juridiques et budgétaires qui concernent l’organisation et le financement du service portuaire.
Le SPIC communal inclut les berges de l’Hérault, qui relèvent pour partie de la compétence de Voies navigables de France.
La question juridique posée est la suivante :
Le périmètre retenu correspond-il exclusivement à l’activité portuaire telle que définie par les textes applicables aux services publics industriels et commerciaux ?
Il s’agit d’un débat d’interprétation juridique susceptible, si nécessaire, d’un contrôle par le juge administratif.
Des travaux de remise en état de quais situés au centre du Cap d’Agde, pour un montant évoqué publiquement d’environ deux millions d’euros, ont été imputés au budget portuaire sous l’ancienne gestion, puis repris dans le budget du SPIC communal.
Ces quais sont accessibles au public, utilisés pour la promenade et contribuent à l’attractivité touristique générale. Il a été indiqué en Conseil portuaire que les travaux du quai de la Trirème seraient également imputés au budget M4 du port.
Ces faits sont tirés de documents publics et de débats officiels.
La question juridique et budgétaire qui se pose est :
Un budget annexe portuaire peut-il financer des équipements dont l’usage n’est pas exclusivement lié au service public portuaire ?
Cette formulation ne présume aucune irrégularité, elle pose simplement un débat sur l’application du principe de spécialité budgétaire et de l’équilibre entre contribuables et usagers.
Le Code des transports prévoit la consultation du Conseil portuaire sur l’organisation, le fonctionnement et les orientations du port.
Certaines décisions ont été adoptées en Conseil municipal sans qu’une consultation préalable formelle du Conseil portuaire ne soit documentée dans les procès-verbaux accessibles au public.
La question qui se pose est :
La procédure suivie satisfait-elle pleinement aux exigences légales de consultation du Conseil portuaire ?
Encore une fois, il s’agit d’une interprétation juridique, non d’une accusation.
Des signalements ont été adressés aux services de l’État afin que soit exercé le contrôle de légalité des décisions portuaires.
A ce jour, aucune réponse explicite n’a été communiquée.
Des recours ont donc été introduits devant le tribunal administratif afin que ces actes fassent l’objet d’un examen juridictionnel. Ces démarches concernent des actes administratifs et non des personnes.
La commune a refusé d’accorder la protection fonctionnelle au conseiller portuaire élu représentant les plaisanciers, au motif qu’il ne relèverait ni du statut d’agent public ni de celui d’élu local.
Cette décision fera l’objet d’un recours auprès du Préfet de l’Hérault.
La question juridique posée est :
Un conseiller portuaire exerçant une mission prévue par le Code des transports peut-il bénéficier d’un dispositif de protection lorsqu’il agit dans l’intérêt collectif des usagers ?
Cette formulation reste factuelle et juridique, sans porter d’accusation.
Tous les éléments évoqués reposent exclusivement sur des documents publics, des délibérations et des débats en Conseil portuaire.
Les questions ouvertes sont les suivantes :
Les décisions relatives au port sont-elles prises dans des conditions assurant pleinement la consultation des représentants des plaisanciers ?
Les règles de spécialité budgétaire et d’équité entre contribuables et usagers sont-elles respectées dans les imputations des budgets ?
Informer et poser ces questions relève d’un débat public sur la gouvernance, et peut, si nécessaire, être soumis à l’arbitrage du juge administratif.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Mercredi 25 février 2026 à 16:46
Le site Infocapagde, média associatif bénévole informant depuis 2001 les plaisanciers des ports du Cap d’Agde, souhaite porter à votre connaissance l’élément suivant.
Le rédacteur en chef du site, également conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers, a reçu par lettre recommandée un avis préalable à une éventuelle mise en examen en matière de diffamation publique, émis par le Tribunal judiciaire de Paris en date du 19 février 2026 qui fait suite au dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile reçu au greffe du doyen des juges d'instruction le 21 juin 2024 par la Sodeal.
Cet avis s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée à la suite d’un article publié en 2024. A ce stade, il ne s’agit pas d’une mise en examen définitive mais d’une étape procédurale prévue par la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
La procédure suit son cours conformément aux règles applicables. Le site continuera à informer ses lecteurs avec le souci de la responsabilité et du respect du cadre légal.
En cas de mise en examen, Infocapagde devra faire face à des frais qu’il ne peut assumer seul.
Pour continuer à vous informer depuis plus de 25 ans, avec sérieux et sans conflit d’intérêt, votre soutien par un don serait précieux.
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Vendredi 20 février 2026 à 17:20

Le camping-car incarne toujours une liberté accessible : on achète son véhicule, on circule, on trouve des aires d’accueil dans toute la France. Les collectivités ont compris l’intérêt touristique et économique de cette pratique.
La voile habitable, elle, subit l’effet inverse.
Résultat : la voile populaire, celle des familles, des retraités, des passionnés de longue date, est progressivement écartée au profit d’une plaisance plus élitiste.
Pourtant, comme le camping-car, la petite et moyenne plaisance fait vivre les commerces locaux, les chantiers, les shipchandlers, les restaurants et toute l’économie littorale.
Si rien ne change, la mer deviendra un espace réservé à quelques-uns.
Préserver la voile populaire, ce n’est pas défendre un privilège, c’est défendre l’accès à la mer pour tous.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Mercredi 11 février 2026 à 14:29